Le chef d’état-major algérien Saïd Chanegriha a réaffirmé l’attachement de l’Algérie à son indépendance stratégique, lors d’une rencontre avec l’amiral américain George Wikoff, alors même que les relations militaires entre Alger et Washington connaissent un net rapprochement depuis 2025.
Le général d’armée Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a reçu le commandant des Forces navales américaines en Europe et en Afrique, l’amiral George Wikoff, selon un communiqué du ministère algérien de la Défense. La rencontre a porté sur la coopération militaire bilatérale et les dossiers sécuritaires régionaux.
Le responsable algérien a mis en avant la «nouvelle dynamique» des relations militaires entre les deux pays, citant notamment le mémorandum d’entente signé en janvier 2025. Il a également évoqué la multiplication des visites de hauts responsables militaires américains en Algérie, dont celle du commandant de l’Africom.
Tout en saluant ce rapprochement, Saïd Chanegriha a insisté sur le fait que l’Algérie demeurait «profondément attachée au principe de non-alignement, à son indépendance et à sa souveraineté décisionnelle». Une déclaration qui intervient alors que le pays cherche à renforcer ses partenariats militaires avec plusieurs puissances internationales dans un contexte régional marqué par l’instabilité au Sahel et en Méditerranée.
Cette insistance sur la souveraineté traduit également une préoccupation récurrente des autorités algériennes, soucieuses d’afficher une autonomie diplomatique malgré une coopération sécuritaire de plus en plus active avec des partenaires étrangers. Les responsables algériens invoquent régulièrement l’héritage de la guerre d’indépendance pour justifier cette doctrine.
De son côté, l’amiral George Wikoff a exprimé sa volonté de renforcer davantage la coopération militaire bilatérale et multilatérale, tout en saluant le rôle de l’ANP dans la sécurité maritime en Méditerranée occidentale, selon le communiqué officiel.
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