La Banque centrale de Libye estime que le rythme actuel des dépenses de personnel pourrait conduire à un dépassement des crédits budgétaires prévus pour 2026, et appelle les autorités à prendre des mesures correctives.
La Banque centrale de Libye a mis en garde contre un risque de déficit des crédits consacrés aux salaires de la fonction publique d’ici la fin de l’année 2026. L’avertissement figure dans une correspondance officielle adressée au ministère des Finances, selon laquelle l’évolution des dépenses du premier chapitre du budget de l’État suscite des préoccupations croissantes.
L’institution monétaire explique que le suivi des décaissements financés par le Trésor public fait apparaître une progression continue des allocations salariales mensuelles. Celles-ci ont atteint en moyenne 6,211 milliards de dinars libyens (LYD) durant les cinq premiers mois de 2026, contre 6,113 milliards de LYD en moyenne sur l’ensemble de l’année 2025.
Cette évolution, bien que modérée en valeur absolue, pourrait avoir des conséquences budgétaires significatives si elle se prolonge jusqu’à la fin de l’exercice. La Banque centrale souligne en effet que le maintien de la dynamique actuelle conduirait à dépasser les enveloppes approuvées par la décision n°563 du Conseil des ministres adoptée en 2025.
Face à cette situation, l’institution a invité le ministère des Finances à intervenir afin de corriger le déséquilibre constaté. Elle recommande soit l’adoption de mesures permettant de contenir les dépenses, soit la mobilisation de ressources financières additionnelles pour couvrir les besoins attendus.
Cette mise en garde intervient dans un contexte où les dépenses de rémunération constituent l’un des principaux postes budgétaires de l’État libyen. La Banque centrale insiste sur la nécessité de garantir la continuité du paiement des salaires jusqu’à la fin de l’année, tout en préservant l’équilibre des finances publiques.
MK/AK/Sf/APA






