À l’issue d’une visite de travail à Kinshasa, les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Brésil ont appelé à une réforme profonde du Conseil de sécurité de l’ONU, plaidant pour l’inclusion de l’Afrique, de l’Amérique latine et des Caraïbes parmi les membres permanents, et estimant que le moment est venu pour qu’un ressortissant de ces régions accède au poste de Secrétaire général.
La République démocratique du Congo et le Brésil ont uni leurs voix pour réclamer une refonte en profondeur de ‘architecture onusienne. Dans un communiqué conjoint publié le 30 mars 2026 à l’issue de la visite de travail de Mauro Vieira, ministre des Relations extérieures du Brésil, à Kinshasa, les deux pays ont mis en avant l’urgence d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Les deux ministres ont souligné la nécessité d’adapter l’ONU « aux défis et aux réalités du XXIème siècle » et d’assurer « la participation effective des pays en développement » dans ses organes de prise de décision. Ils ont en particulier plaidé pour que le Conseil de sécurité soit rendu « plus représentatif, légitime et efficace », par l’inclusion de pays d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes dans la catégorie des membres permanents.
Organe suprême de maintien de la paix internationale, le Conseil de sécurité compte quinze membres : cinq permanents dotés du droit de veto — les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France — et dix membres non permanents élus pour deux ans par l’Assemblée générale. Ni l’Afrique, ni l’Amérique latine n’y disposent de siège permanent, une situation que de nombreux pays du Sud global jugent anachronique au regard des équilibres géopolitiques actuels.
Sur la question de la direction de l’Organisation, Thérèse Kayikwamba Wagner et Mauro Vieira ont estimé que « le temps est arrivé » pour qu’un ressortissant d’un État d’Amérique latine et Caraïbes occupe le poste de Secrétaire général de l’ONU, après un intervalle de 35 ans.
Ces prises de position s’inscrivent dans un cadre bilatéral renforcé. Les deux ministres ont signé un accord portant sur l’exercice d’une activité professionnelle rémunérée des personnes à charge des agents
des missions diplomatiques, postes consulaires et représentations permanentes, et ont convenu d’approfondir leur coopération dans huit secteurs prioritaires : l’agriculture, la défense, les infrastructures, l’éducation, l’économie, la culture, la recherche et les mines.
Une deuxième réunion de Consultations multisectorielles RDC-Brésil est prévue à Kinshasa en 2027.
AC/Sf/APA







