Les autorités burkinabè ont lancé, lundi, une réflexion approfondie pour faciliter l’accès des Burkinabè de l’extérieur aux documents d’identité et de voyage, à l’occasion d’un séminaire de concertation réunissant les acteurs concernés.
Ouvert par l’ambassadeur et secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hermann Yirigouin Toé, le séminaire de 48 heures rassemble les administrations impliquées dans la production et la délivrance des documents consulaires. L’objectif est d’identifier les principales contraintes ralentissant les procédures et de proposer des solutions concrètes pour y remédier.
Les participants analyseront les dysfonctionnements existants dans la chaîne de production des documents d’identité et de voyage, notamment au niveau des représentations diplomatiques et consulaires. Ils devront également formuler des recommandations pour renforcer la coordination et améliorer la communication entre les différentes structures concernées.
Pour le secrétaire général, l’enjeu dépasse la simple délivrance administrative. Il s’agit d’un droit fondamental et d’une question de dignité pour les Burkinabè vivant à l’étranger. « Nous voulons que chaque Burkinabè, où qu’il se trouve, ne soit pas privé de ses droits à cause du manque de documents de voyage », a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux.
Hermann Yirigouin Toé a rappelé que la possession de documents fiables et sécurisés constitue un facteur clé d’intégration dans les pays d’accueil. Elle permet aux ressortissants burkinabè de participer pleinement à la vie économique et sociale, tout en contribuant au développement de leur pays d’origine.
Dans cette dynamique, les autorités entendent moderniser les services consulaires en les rendant plus efficaces, accessibles et adaptés aux besoins de la diaspora. L’ambition affichée est de réduire les délais de délivrance tout en garantissant la sécurité et la fiabilité des documents produits.
Ce séminaire s’inscrit dans une démarche globale de réforme de l’administration consulaire, visant à rapprocher les services publics des citoyens, y compris hors des frontières nationales. Il contribue également à renforcer la souveraineté nationale à travers une meilleure gestion de l’identité des citoyens.
Les conclusions des travaux devraient aboutir à une feuille de route opérationnelle pour améliorer durablement la qualité des prestations offertes aux Burkinabè de l’extérieur.
HO/te/Sf/APA







