Les forces engagées dans l’opération Hadin Kai ont annoncé l’arrestation d’un ressortissant soudanais présenté comme un combattant terroriste étranger présumé, en même temps qu’une femme se déclarant immigrée clandestine ghanéenne, dans l’État de Borno, épicentre de l’insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria.
Les troupes de l’opération Hadin Kai (OPHK) ont interpellé un ressortissant soudanais soupçonné d’appartenir à un réseau terroriste et une présumée immigrée clandestine dans le secteur nord-est du théâtre d’opérations de Lassa, dans la région de Dille, relevant de la zone d’Askira/Uba, dans l’État de Borno.
Selon un communiqué du quartier général de la Force opérationnelle, l’opération a été menée le 19 juillet 2026 vers 11h48 par les soldats du 115e bataillon de la Task Force, dans le cadre des opérations de renseignement conduites contre les groupes insurgés actifs dans le nord-est du pays.
Les militaires ont arrêté Musa Fashir, âgé de 32 ans, présenté comme un ressortissant soudanais soupçonné d’être un « combattant terroriste étranger » et un collaborateur de groupes armés. Les premières investigations font état de liens présumés entre le suspect et des éléments terroristes opérant dans la région.
Les forces nigérianes ont également interpellé Mary Florence, âgée de 36 ans, qui affirme être une ressortissante ghanéenne en situation irrégulière. Les autorités précisent que son identité, les conditions de sa présence dans la zone et d’éventuels liens avec des réseaux criminels ou terroristes font encore l’objet d’enquêtes.
Les deux suspects sont actuellement détenus par les services de sécurité pour des vérifications préliminaires, des interrogatoires et une analyse approfondie visant à déterminer l’étendue de leurs activités ainsi que leurs éventuelles connexions avec des réseaux transnationaux.
L’opération Hadin Kai, déployée dans le nord-est du Nigéria, poursuit sa mission de lutte contre les groupes armés, notamment à travers le démantèlement de leurs réseaux logistiques, financiers et de soutien.
Les autorités militaires ont appelé les populations locales à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité en signalant toute activité suspecte, estimant que la vigilance collective demeure essentielle pour restaurer durablement la paix et la sécurité dans la région.
AC/Sf/APA







