Selon l’ITIDA, les 55 protocoles d’accord signé par l’Egypte prévoient l’ouverture de nouveaux bureaux, l’extension d’activités existantes et la création d’environ 70 000 emplois d’ici 2028. Parmi les signataires figurent plusieurs entreprises européennes, dont Capgemini, Deloitte, Ericsson, Conectys et Nestlé. La Mission souligne que ces engagements traduisent l’intérêt croissant des multinationales pour le marché égyptien de l’offshoring.
Le directeur général de l’ITIDA, Ahmed El-Zaher, a qualifié ces signatures de « moment décisif » pour le secteur technologique égyptien, estimant qu’elles reflètent la confiance des investisseurs dans le vivier local de talents et dans la position géographique du pays. Il a indiqué que ces pré-engagements visent à consolider la place de l’Égypte comme hub régional des services informatiques.
Le ministre des Communications et des Technologies de l’information, Amr Talaat, a rappelé que lors d’un sommet similaire en 2022, 29 entreprises avaient engagé la création de 34 000 emplois, un chiffre porté à 60 000 en 2024. Il a également souligné la progression des recettes d’exportation du numérique, passées de 2,4 milliards de dollars (environ 2,2 milliards d’euros) en 2022 à 4,8 milliards de dollars (environ 4,4 milliards d’euros) en 2025, parallèlement à l’augmentation du nombre d’entreprises d’externalisation de 90 à plus de 240.
Ces avancées s’inscrivent dans la stratégie « Digital Egypt », lancée en 2019 pour faire du numérique un moteur de croissance. Le gouvernement affirme avoir investi 6 milliards de dollars (environ 5,5 milliards d’euros) dans les infrastructures, notamment le déploiement de la fibre optique aujourd’hui accessible à 60 millions de citoyens dans 4 500 villages, facilitant l’essor du télétravail et l’élargissement du vivier de compétences.
Les autorités mettent également en avant leurs efforts en matière de formation, avec près de 500 000 bénéficiaires par an, contre 4 000 en 2018-2019. Les universités délivrent environ 760 000 diplômes annuels, dont 50 000 dans les technologies de l’information, constituant un réservoir de main-d’œuvre jeune et multilingue apprécié des entreprises
Le Premier ministre Mostafa Madbouly a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer les infrastructures et d’étendre les incitations destinées aux investisseurs afin de soutenir l’essor des services numériques. L’Égypte vise ainsi à consolider son positionnement comme pôle compétitif au sein des chaînes mondiales d’externalisation.
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