Au fil des décennies, le 27 novembre a vu se succéder des événements majeurs de l’histoire africaine, mêlant luttes politiques, tragédies nationales et moments symboliques pour plusieurs pays du continent.
Le 27 novembre 1841, trente-cinq Africains Mende, survivants de la mutinerie de l’Amistad, quittent New York après avoir obtenu leur liberté devant la Cour suprême des États-Unis. Leur retour vers la Sierra Leone marque l’un des épisodes les plus emblématiques de la résistance à la traite transatlantique.
Le 27 novembre 1960, alors que le Congo traverse une crise politique profonde après l’indépendance, Patrice Lumumba s’évade de sa résidence surveillée à Léopoldville dans l’espoir de rejoindre ses partisans à Stanleyville.
Le même jour, en Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny est élu sans opposition premier président de la jeune République, ouvrant un long cycle de stabilité autour de sa figure.
Le 27 novembre 1990, en Mauritanie, la nuit est marquée par l’exécution de 28 soldats négro-africains au camp d’Inal, un épisode tragique désormais associé aux « années de braise » et au passif humanitaire du pays.
Le 27 novembre1997, le village algérien de Souhane est de nouveau frappé par la violence : un second massacre y cause la mort de 25 civils, dans le contexte sanglant de la guerre civile qui secoue alors l’Algérie.
Le 27 novembre 2005 voit la réélection d’Omar Bongo au Gabon, renforçant encore la longévité politique du chef de l’État, au pouvoir depuis 1967 et l’un des dirigeants les plus anciens du continent à l’époque.
Enfin, le 27 novembre 2019, le Ghana organise une cérémonie marquante du « Year of Return », commémorant les 400 ans de la diaspora africaine. Lors de cet événement, 126 personnes d’ascendance africaine reçoivent la citoyenneté ghanéenne, symbole fort de reconnection historique et culturelle.
Sf/APA







