Le Premier ministre égyptien a appelé, lors du 24ᵉ Sommet du COMESA à Nairobi, à renforcer l’intégration économique du continent et à accélérer la mise en œuvre des accords de libre-échange régionaux.
Le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, a prononcé jeudi 9 octobre, au nom du président Abdel Fattah Al-Sissi, le discours officiel de l’Égypte au 24ᵉ Sommet du COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe) tenu à Nairobi. Il a réaffirmé le « soutien total et sans réserve » du chef de l’État aux objectifs du sommet, insistant sur la nécessité d’approfondir l’intégration régionale pour favoriser le développement durable et renforcer la résilience économique du continent.
Madbouly a déclaré que cette réunion se tient « à un moment crucial marqué par des défis politiques et économiques complexes, tant au niveau mondial que continental ». Il a souligné que plusieurs pays membres du COMESA demeurent confrontés à des situations d’instabilité politique et sécuritaire, appelant à « une solidarité accrue, au respect de la souveraineté et du bon voisinage, ainsi qu’à une action collective pour la stabilité régionale ».
Lors d’une session tripartite sur le libre commerce, le Premier ministre a insisté sur l’importance de la coordination entre le COMESA, la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et la CAE (Communauté d’Afrique de l’Est), rappelant que l’Égypte fut l’un des premiers signataires de l’Accord de libre-échange tripartite.
« Cette coordination est essentielle pour établir un véritable marché africain commun, capable d’attirer les investissements, d’améliorer la compétitivité et de renforcer la résilience de nos économies », a-t-il affirmé.
Madbouly a appelé à accélérer la finalisation des barèmes tarifaires et des règles d’origine, conditions indispensables à la pleine entrée en vigueur de l’accord tripartite. Il a également insisté sur la libre circulation des capitaux et des investisseurs, qu’il considère comme « un levier déterminant du commerce intra-africain et de la construction d’une économie intégrée ».
Évoquant les défis actuels — ralentissement de la croissance mondiale, endettement, inflation et effets du changement climatique sur la sécurité alimentaire —, le Premier ministre égyptien a plaidé pour « un partenariat africain renforcé fondé sur la transformation de ces défis en opportunités », notamment par le développement du commerce intra-régional, le renforcement des chaînes de valeur locales et la promotion des investissements conjoints du secteur privé.
Madbouly a enfin mis en avant les efforts de l’Égypte pour soutenir la numérisation des échanges, annonçant le lancement de plateformes électroniques régionales destinées à partager les informations et les opportunités d’investissement entre États membres.
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