Le président du MRC, Maurice Kamto, a reçu vendredi Issa Tchiroma Bakary, candidat à la présidentielle et figure de l’opposition, dans un geste de dialogue et de solidarité.
Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a annoncé vendredi sur ses réseaux sociaux avoir reçu à son domicile Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) et l’un des 11 candidats retenus pour affronter le président sortant Paul Biya lors de la présidentielle du 12 octobre 2025.
Issa Tchiroma Bakary était accompagné de deux collaborateurs. Selon Kamto, les échanges ont été « francs et cordiaux ». Cette audience s’inscrit dans une volonté de dialogue et de concertation entre leaders de l’opposition à quelques semaines du scrutin.
Le geste de Tchiroma est également confirmé par un communiqué officiel de sa campagne, publié le 12 septembre 2025, qui précise que la visite s’inscrit dans un contexte politique marqué par « des injustices électorales et des manœuvres visant à affaiblir les forces du changement ».
Selon le communiqué, Tchiroma considère cette rencontre comme « un geste de respect et de solidarité » et une manière de soutenir Maurice Kamto, « figure clé de l’opposition camerounaise injustement exclue de la course présidentielle ».
Le communiqué souligne que cette visite illustre « la force du leadership unificateur, soucieux de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des ambitions personnelles » et marque « un autre pas vers la construction du front commun indispensable pour conduire le Cameroun vers une véritable transition démocratique ».
La rencontre intervient alors que Maurice Kamto a officialisé, dans la matinée du 12 septembre, sa démission du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), formation sous laquelle il avait initialement déposé sa candidature, invalidée par le Conseil constitutionnel pour « pluralité d’investiture ». Kamto avait dénoncé cette décision comme une « manœuvre politique » destinée à neutraliser le MRC, déjà fragilisé par le report des législatives et municipales à mars 2026.
Pour répondre à la résolution adoptée par le Conseil national du MRC le 6 septembre, lui demandant de reprendre son mandat de président national, Kamto a quitté le MANIDEM « avec effet immédiat », saluant le « sens patriotique » de Georges Anicet Ekane, président du MANIDEM, ainsi que « les bonnes dispositions » des cadres et militants de ce parti.
Bien qu’écarté de la course électorale, Maurice Kamto demeure un acteur politique influent et assure à ses partisans que « la lutte continue », tandis que Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, vise un huitième mandat.
AC/Sf/APA





