Les autorités locales de Koutiala, dans le sud du Mali, ont convoqué lundi une réunion d’urgence du Comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes pour faire face à la grave pénurie de carburant qui perturbe le quotidien des populations.
Présidée par le conseiller aux Affaires financières du gouvernorat, la rencontre a rassemblé des représentants des Forces de défense et de sécurité (FDS), de la Direction régionale du commerce et de la concurrence (DRCC) ainsi que des élus locaux.
Les échanges ont porté principalement sur l’approvisionnement de la région en produits de première nécessité et sur les moyens de gérer la crise des hydrocarbures. À l’issue de la séance, le Comité a recommandé de renforcer la sécurité des opérateurs pétroliers disposant de licences d’importation afin de garantir une distribution plus fluide du carburant.
Une mission conjointe de la DRCC et de la police a été dépêchée dès mardi pour inspecter les stations-service et évaluer les niveaux de stock disponibles.
Selon la DRCC, les marchés de Koutiala ne connaissent pas encore de rupture en denrées de base, et les prix demeurent pour l’instant stables malgré les tensions sur le carburant.
La ville a toutefois reçu récemment seulement six citernes – cinq d’essence et une de gasoil – un volume jugé largement insuffisant face aux besoins mensuels, estimés à une quinzaine de citernes.
Le délégué à l’Education et à la Santé a tiré la sonnette d’alarme, soulignant qu’aucune réserve n’était disponible au début de la semaine.
Le Comité a réaffirmé son engagement à suivre de près l’évolution de la situation et à coordonner les efforts de l’ensemble des services concernés pour éviter une rupture prolongée de l’approvisionnement.
RNK/te/Sf/APA







