Le ministre sud-africain de la Santé, Aaron Motsoaledi, a annoncé que les autorités sanitaires avaient identifié 97 personnes ayant été en contact avec des patients suspectés d’être atteints du hantavirus, dans une affaire liée au navire de croisière MV Hondius.
Selon M. Motsoaledi, les services de santé, en collaboration avec le National Institute for Communicable Diseases et l’Organisation mondiale de la santé, procèdent au traçage et au suivi des cas contacts afin de limiter les risques de propagation du virus.
Parmi les 97 personnes identifiées, 90 ont déjà été localisées, informées et placées sous surveillance sanitaire. Les autorités poursuivent les recherches afin de retrouver les autres contacts.
Sur les 90 personnes déjà suivies, quatre se trouvent dans la province du Western Cape et 86 dans celle du Gauteng.
Les autorités sanitaires ont précisé que les personnes concernées resteront sous observation pendant six semaines, conformément à la période de surveillance de 42 jours recommandée par l’OMS.
Cette mesure intervient alors que le foyer épidémique associé au navire suscite une attention internationale croissante.
L’OMS a confirmé sept cas de la souche andine du hantavirus et identifié deux autres cas suspects, dont une personne décédée avant d’avoir pu être testée, ainsi qu’un habitant de Tristan da Cunha, une île isolée de l’Atlantique Sud où aucun dispositif de dépistage n’était disponible.
Les responsables sanitaires ont indiqué que le virus se transmet difficilement d’une personne à l’autre, soulignant que le risque pour la population générale demeurait faible. Ils ont également appelé au calme après les perturbations provoquées par la pandémie de COVID-19.
Le MV Hondius transportait 147 passagers et membres d’équipage issus de 23 pays lorsqu’un regroupement de cas de graves infections respiratoires parmi les passagers a été signalé pour la première fois à l’OMS le 2 mai.
À cette date, 34 passagers avaient déjà débarqué sur plusieurs îles de l’Atlantique avant que le navire ne mette le cap vers le Cap-Vert, où les détails de l’épidémie ont émergé.
À Johannesburg, les autorités sanitaires ont détecté le virus alors qu’elles prenaient en charge un ressortissant britannique débarqué du navire, environ trois semaines après le décès du premier passager, un Néerlandais.
Le paquebot de luxe a ensuite quitté le port pour rejoindre les Îles Canaries le 6 mai, après que Madrid a accepté une demande de l’OMS visant à organiser l’évacuation des passagers.
JN/lb/te/APA





