Le président tunisien Kaïs Saïed a effectué une visite inopinée à la Société « Ellouhoum » d’El Ouardia puis au marché de Bab El Fella, réaffirmant sa volonté de lutter contre les dysfonctionnements et la corruption.
Le chef de l’État tunisien s’est rendu mardi 24 février à la Société « Ellouhoum » d’El Ouardia, entreprise publique créée en 1961, afin de s’enquérir des conditions de travail et de la gestion de cette structure, selon des informations rapportées par la presse locale.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par des critiques récurrentes sur la performance de certaines institutions publiques et sur des soupçons de dépassements administratifs. Sur place, le président a pris connaissance de plusieurs dossiers liés à la gestion de l’établissement, notamment des cas évoqués de corruption.
Au cours de cette tournée, Kaïs Saïed a affiché une détermination qualifiée de « sans équivoque » face aux irrégularités constatées. Il a souligné suivre de près l’ensemble des situations liées aux entreprises publiques et a insisté sur la nécessité de restaurer pleinement le rôle des institutions dans leurs missions.
Devant les citoyens, il a réaffirmé la primauté de la loi et l’engagement de l’État à agir dans le cadre des dispositions légales en vigueur, rappelant que la justice demeure, selon ses termes, l’arbitre suprême garantissant l’égalité entre tous.
Le président de la République s’est également arrêté dans différentes unités de production et infrastructures historiques relevant de la société, mettant l’accent sur l’impératif de redonner aux établissements publics leur capacité opérationnelle. Il a estimé que les difficultés actuelles pouvaient être surmontées par une volonté ferme et par l’application de mesures de redressement adaptées, afin de permettre aux structures concernées de retrouver leur niveau d’activité antérieur.
La visite s’est poursuivie au marché de Bab El Fella, dans la capitale, où le chef de l’État a échangé directement avec des commerçants et des citoyens. Il a assuré que l’orientation sociale de l’État serait maintenue et que les revendications des Tunisiens seraient examinées dans différents secteurs.
Insistant sur la lutte contre l’accaparement et les pratiques spéculatives, Kaïs Saïed a affirmé qu’aucune indulgence ne serait accordée à ceux qui cherchent à profiter des difficultés économiques, réitérant que l’application de la loi constitue le cadre de référence pour tous.
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