Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé ce lundi 5 octobre la dissolution du Parlement et la convocation d’élections législatives anticipées, le 29 novembre.
L’annonce de la dissolution du Parlement espagnol a été faite par le Premier ministre Pedro Sánchez lors d’une conférence de presse depuis le palais de la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol. Le dirigeant socialiste a rappelé les progrès depuis son arrivée au pouvoir et a ensuite annoncé sa décision de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections avant la date initialement prévue, d’ici à août 2027.
«Pour mener en profondeur les réformes en suspens dont nous avons besoin […], nous devons nous mobiliser et obtenir que le Parlement nous accorde une majorité bien plus large, progressiste, grâce à laquelle nous pourrons faire plier les élites, conquérir de nouveaux progrès sociaux et continuer à transformer l’Espagne», a déclaré Pedro Sánchez, lors d’une allocution solennelle depuis le palais de la Moncloa.
Cette décision fait suite notamment au rejet des mesures présentées par l’exécutif pour sortir de la crise sur le logement.
Les textes, portés par le gouvernement, prévoyaient notamment de suspendre jusqu’en 2030 les expulsions de personnes vulnérables, des mesures contre les fonds dits « vautours », ou le renouvellement automatique des contrats de location.
D’après la Banque d’Espagne, le pays, où vivent quelque 50 millions d’habitants, compte un déficit de 700 000 logements.
Le rejet de ces mesures a constitué un sérieux revers pour Sanchez et ravivé les doutes quant à la capacité de son gouvernement minoritaire à se maintenir jusqu’aux législatives, prévues initialement à la mi-2027.
Pedro Sánchez a justifié cette convocation par la nécessité d’obtenir une majorité plus large afin de mener les réformes qu’il juge encore en suspens. Selon lui, l’actuelle configuration du Parlement empêche l’exécutif d’agir avec la profondeur souhaitée sur les dossiers sociaux et économiques.
AK/Sf/APA





