La 31e édition du Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan (FCMT) a démarré samedi soir en présence de nombreuses personnalités des mondes artistique, cinématographique et culturel, marocaines et étrangères.
La cérémonie d’ouverture de la 31e édition du Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan (FCMT) qui se poursuit jusqu’qu’au 10 octobre a été marquée par un vibrant hommage au réalisateur marocain Hicham Lasri, à l’actrice chypriote Bobbi Efrem et au réalisateur italien Peter Marcias, ainsi que par une performance artistique intitulée « Inziyah » de l’artiste Yassine Ahjam, mêlant cinéma, chorégraphie, musique et théâtre.
Les membres du jury de la compétition des longs métrages, présidé par l’actrice espagnole Mónica López et composé de la productrice française Virginie Mathieu, de l’actrice italienne Rossella Inglese, du réalisateur marocain Abdelhai Laraki et du réalisateur chypriote Michael Habbis, ont également été présentés à cette occasion. Le jury de la critique, Mustapha Messnaoui, ainsi que celui de la compétition de développement de scénarios ont aussi été présentés.
Organisée en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le Centre cinématographique marocain (CCM), cette édition propose dix films issus de plusieurs pays méditerranéens en compétition officielle, tandis que six autres œuvres sont présentées dans la section « Coups de cœur ».
La présidente de la Fondation du festival, Charafat Afilal, a souligné que cette 31e édition constitue une étape importante dans un parcours qui s’étend sur quatre décennies, au cours desquelles le festival a consolidé sa présence sur la scène cinématographique nationale et méditerranéenne, faisant du cinéma un espace de dialogue entre les cultures, de coexistence et de tolérance.
Mme Afilal a ajouté que cette édition coïncide avec la célébration, par les villes de Tétouan et de Matera, en Italie, de leur désignation comme capitales méditerranéennes de la culture et du dialogue au titre de l’année 2026, estimant que cette distinction constitue une reconnaissance de la place du festival et de sa contribution au rapprochement culturel et artistique entre les deux pays.
Le programme de cette édition prévoit des projections cinématographiques dans des espaces publics et au sein de la prison locale, ainsi que l’organisation de deux rencontres intellectuelles consacrées aux thèmes « Nouvelles économies du cinéma méditerranéen » et « Films et cinéma… les enjeux de la réception », avec la participation d’un panel de critiques, de penseurs et de professionnels du cinéma.
La compétition des longs-métrages rassemble cette année des productions du Maroc, d’Espagne, d’Italie, du Portugal, de Turquie, de Tunisie, de France et de Palestine, ainsi que plusieurs coproductions méditerranéennes et internationales. Le Maroc est représenté par « Mira » de Nour-Eddine Lakhmari, coproduit avec l’Arabie saoudite, et « Cinq regards » de Karim Debbagh, coproduit avec la France. La sélection comprend également « Sale Sucia » de Bàrbara Mestanza et Marc Pujolar, « Dieu ne vous aidera pas » de Hana Jušić, « Ô mon cœur » de Margherita Spampinato et « La Providence et la guitare » de João Nicolau.
Figurent aussi en compétition « Qui est encore en vie » de Nicolas Wadimoff, « Exile » de Mehdi Hmili, « Barrage » de Yeşim Ustaoğlu et Jasmin Selen Heinz ainsi que « Les Survivants du Che » de Christophe Dimitri Réveille.
La section « Coups de cœur » réunira six films choisis pour la singularité de leurs récits et de leurs approches cinématographiques. Le public pourra découvrir « Sorda » d’Eva Libertad García, « Palestine 36 » d’Annemarie Jacir et « My Father’s Scent » de Mohamed Siam. La programmation comprend également « Miss Mermaid » de Pauline Brunner et Marion Verlé, « Kanto » d’Ensar Altay et « Notre Salut » d’Emmanuel Marre.
AK/Sf/APA





