La session d’automne du 47e Moussem culturel international d’Assilah, un événement de renommée internationale, poursuit ses activités avec au programme des débats, expositions, colloques, hommages, ateliers et des soirées musicales.
Ce lundi 5 octobre, le Moussem d’Assilah va rendre hommage à Toni Maraini, écrivaine et critique italienne autour de son rapport à la scène des arts plastiques au Maroc.
L’idée de la tenue de ce Festival avait été lancée en 1978 par feu Mohamed Benaissa, ancien ministre marocain des Affaires étrangères et figure politique et culturelle locale, et le peintre Mohamed Melehi. Leur objectif était d’utiliser l’art et la culture pour faire vivre la cité et éviter qu’elle ne soit réduite à une simple destination touristique. Cette initiative locale a rapidement pris de l’ampleur, attirant des artistes renommés du monde entier. Aujourd’hui, le Moussem culturel d’Assilah est reconnu comme l’un des événements artistiques et culturels les plus prestigieux au monde. Il se distingue par sa capacité à intégrer harmonieusement l’expression artistique contemporaine dans le tissu urbain historique d’Assilah.
Ainsi, les murs de la médina de Assilah, une cité balnéaire du nord-ouest du Maroc, située à environ 30 kilomètres au sud de Tanger, deviennent des espaces de création et d’échanges culturels. Des artistes du Maroc et l’étranger viennent y peindre, alors que des débats, des expositions et des rencontres culturelles investissent les différents lieux de la ville.
Cette année, les organisateurs ont programmé une question stratégique : « Les enjeux énergétiques et hydriques en Afrique et les projets stratégiques : vers une nouvelle géopolitique », dans un panel qui a réuni les 2 et 3 octobre des personnalités issues de la diplomatie, de la recherche et du monde économique, comme Romano Prodi, Miguel Angel Moratinos et autres .
Ces 5 et 6 octobre, le Moussem d’Assilah va rendre hommage à Toni Maraini, écrivaine italienne autour de son rapport à la scène des arts plastiques au Maroc. Née à Tokyo en 1941 dans une famille italienne, Toni Maraini arrive au Maroc en 1964 et y reste plusieurs décennies. Historienne de l’art, écrivaine, poète et anthropologue, elle accompagne l’effervescence artistique du Maroc de l’après-indépendance. Elle enseigne notamment l’histoire de l’art à l’École des beaux-arts de Casablanca et travaille aux côtés de figures du modernisme marocain comme Farid Belkahia, Mohamed Melehi et Mohammed Chabâa. Elle contribue également aux revues Maghreb Art, Integral et Souffles.
Les 10 et 11 octobre, les débats porteront sur les transformations de la région arabe avec la tenue du colloque « Le monde arabe à l’horizon 2030 : défis, mutations et perspectives ».
Le programme s’intéresse aux changements politiques, économiques et sociaux qui traversent les sociétés arabes et à leurs perspectives pour les prochaines années. Après les enjeux africains des énergies et de l’eau, le Moussem élargit ainsi son regard à l’ensemble du monde arabe.
Cette 47e édition a et marquée aussi par des exposition des œuvres de Younes El Kharraz, artiste originaire d’Assilah et deMohamed Mrabti à la galerie Mohamed Benaissa des beaux-arts.
Cette session propose aussi des ateliers et des rencontres autour de la gravure, de la peinture à l’huile et de la lithographie, une technique d’impression artistique, avec des artistes marocains, arabes et étrangers
De même le Palais de la culture abritera une exposition photographique qui sera consacrée à Mohamed Benaïssa, cofondateur du festival d’Assilah. Une exposition collective présentera également les travaux réalisés dans le cadre de « Talents du Moussem ».
La littérature n’est pas oubliée par les organisateurs. Le Moussem accordera aussi une place à la littérature. Le 13 octobre, la Tente de la créativité accueillera une rencontre autour de l’écrivain marocain M’barek Rabi, consacrée à la question de l’authenticité de l’écrivain. Le 15 octobre, un hommage sera rendu à l’écrivain tunisien Hassouna Mesbahi. La poésie prendra ensuite le relais avec une rencontre consacrée aux jeunes poètes du monde arabe, puis avec la 8e édition du Prix Buland Al Haidari, le 17 octobre.
Dans le cadre des activités de la session d’automne du 47ème Moussem d’Asilah, la programmation prévoit également la signature d’autres ouvrages notamment « Textures du chaos » de Driss Ksikes, « La boucle parisienne : Marocains et autres Arabes » du romancier Ahmed El Madini, ainsi que « Contes au bord de l’eau » du journaliste et écrivain libanais Ismail Haidar.
Cette édition, qui se poursuit jusqu’au 18 octobre, est organisée sous le Haut patronage du roi Mohammed VI par la Fondation du Forum d’Assilah, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (Département de la culture) et la commune d’Assilah.
AK/Sf/APA





