Les autorités burkinabè appellent à la vigilance face à la multiplication des signalements d’éléphants le long des routes nationales, quelques jours après qu’un éléphant solitaire a renversé un camion chargé de maïs sur la Route nationale 1.
Dans un communiqué publié ce lundi, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a alerté les populations et les usagers de la route sur les déplacements inhabituels de pachydermes observés dans plusieurs localités du pays.
Selon les autorités, des mouvements d’éléphants ont été signalés à Boromo et à Hèrèdougou, le long de la Route nationale 1 reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, ainsi qu’aux abords du pont Nazinon sur la Route nationale 5, axe stratégique entre Ouagadougou et Pô.
Le ministère rappelle que ces déplacements s’inscrivent dans le cadre des migrations naturelles des éléphants à travers les corridors écologiques reliant les aires protégées. Toutefois, la proximité croissante de ces animaux avec les zones habitées et les infrastructures routières suscite des inquiétudes quant à la sécurité des personnes et des biens.
Face à cette situation, les populations sont invitées à éviter tout contact avec les éléphants, à respecter les distances de sécurité et à redoubler de prudence sur les tronçons concernés. Les conducteurs sont notamment appelés à respecter les limitations de vitesse, tandis que les riverains sont encouragés à protéger leurs exploitations agricoles et pastorales contre d’éventuelles incursions.
Les autorités rappellent également que les éléphants bénéficient d’une protection intégrale et qu’il est strictement interdit de les blesser ou de les abattre. Toute présence de ces animaux doit être signalée aux services forestiers via le numéro vert 1010.
Cette alerte survient au lendemain d’un fait insolite rapporté par l’Agence d’information du Burkina (AIB). Le 5 juin dernier, un éléphant solitaire aurait interrompu la circulation sur la RN1 avant de renverser un camion de marchandises pour accéder à son chargement de maïs, selon plusieurs témoins.
Cet épisode illustre les défis croissants liés à la cohabitation entre les populations humaines et la faune sauvage. Sous l’effet de l’expansion des activités humaines et de la réduction des habitats naturels, les éléphants sont de plus en plus contraints de traverser des zones fréquentées.
Le ministre de la Sécurité a ainsi exhorté les citoyens à faire preuve de civisme et à renforcer leur collaboration avec les services forestiers afin de prévenir tout incident.
Le Burkina Faso abrite l’une des plus importantes populations d’éléphants d’Afrique de l’Ouest, faisant de la préservation de cette espèce un enjeu majeur pour le pays.
HO/te/APA






