L’Egypte a démenti les informations relayées par certains médias israéliens, selon lesquelles une coordination aurait eu lieu avec Israël en vue de l’ouverture du poste-frontière de Rafah « pour la sortie de Gaza » vers l’Egypte.
Réagissant aux rumeurs d’ouverture du poste- frontière pour la sortie de Gaza, l’Organisme général égyptien de l’Information, cité par Al Qahera News mercredi 3 décembre, indique que « si un accord venait à être conclu sur cette ouverture, la circulation serait rétablie dans les deux sens, permettant l’entrée et la sortie de la bande de Gaza, conformément au plan proposé par le président Donald Trump».
Israël avait annoncé auparavant que des habitants de la bande de Gaza pourraient quitter le territoire vers l’Egypte « dans les prochains jours », en application d’une mesure prévue par le plan de paix américain pour Gaza.
« Conformément à l’accord de cessez-le-feu et à une directive de l’échelon politique, le passage de Rafah ouvrira dans les prochains jours exclusivement pour la sortie des résidents de la bande de Gaza vers l’Egypte », a indiqué à l’AFP le Cogat, l’organisme du ministère de la Défense israélien supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens.
La même source a ajouté que l’ouverture du point de passage se ferait en coordination avec l’Egypte et l’Union européenne.
Rafah est la seule porte d’accès directe menant à la bande de Gaza depuis l’Egypte, qui souligne n’avoir jamais fermé le poste-frontière de son côté. Le contrôle militaire exercé par Israël en a néanmoins empêché le fonctionnement normal, en contradiction avec le plan proposé par l’administration Trump et entériné par les Nations unies.
Le 21 novembre, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que le point de passage de Rafah « ne serait ouvert que pour la sortie », appelant l’Egypte à permettre aux habitants de Gaza de quitter le territoire.
Israël contrôle le côté palestinien du poste-frontière depuis le 7 mai 2024 et bloque depuis lors l’acheminement de l’aide humanitaire, provoquant une aggravation de la crise pour les 2,4 millions d’habitants de Gaza.
AK/Sf/APA avec AFP







