Le gouvernement somalien a convoqué lundi l’ambassadeur du Kenya à Mogadiscio pour protester contre le refoulement, la veille à Nairobi, d’un haut responsable somalien et de plusieurs membres de sa délégation.
Selon les autorités somaliennes, Abshir Bukhaari, ministre d’État à la Présidence, qui conduisait une délégation officielle en visite au Kenya, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire kényan à son arrivée à l’aéroport international Jomo Kenyatta. Les autorités kényanes auraient justifié cette décision par le fait qu’il voyageait avec un passeport kényan.
Les autres membres de la délégation ont également été empêchés d’entrer au Kenya. Les autorités somaliennes n’ont pas précisé les objectifs de la mission ni les circonstances exactes de ce déplacement.
Mogadiscio a officiellement protesté auprès de l’ambassadeur kényan et demandé des explications sur les raisons ayant conduit au refoulement du responsable somalien et de son entourage.
Nairobi n’avait, à ce stade, publié aucune communication officielle sur l’incident, susceptible d’exacerber les tensions entre les deux pays voisins.
Cette affaire intervient quelques semaines après un épisode similaire impliquant le vice-Premier ministre somalien Jibril Abdelrashid, auquel l’entrée au Kenya avait également été refusée après que les autorités kényanes eurent constaté qu’il voyageait avec un passeport kényan, alors qu’il est de nationalité somalienne.
Selon des sources citées par APA, les responsables refoulés seraient par ailleurs liés à des enquêtes portant sur des proches du président somalien Hassan Sheikh Mohamud, dont Abshir Bukhaari.
Les mêmes sources indiquent que M. Bukhaari ferait l’objet d’investigations conjointes des autorités kényanes et américaines. Il aurait notamment été retrouvé en possession de fonds soupçonnés d’être liés à des irrégularités financières.
L’intéressé n’a, pour l’heure, pas réagi à ces accusations.
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