Les dirigeants des pays d’Afrique australe se réuniront le 17 août prochain à Durban, en Afrique du Sud, pour le 46e Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), placé sous le signe d’une industrialisation résiliente, durable et inclusive.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui accueillera le 46e Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), présidera les discussions consacrées notamment aux investissements dans les infrastructures, à la transformation de l’agriculture et à la valorisation des minerais critiques, dans le cadre des efforts visant à renforcer la résilience et la compétitivité des économies de la région.
Le sommet réunira les chefs d’État et de gouvernement des 16 pays membres de la SADC, organisation régionale créée en 1980 et institutionnalisée en 1992 pour promouvoir la coopération politique, l’intégration économique et le développement de l’Afrique australe.
Les travaux se tiendront autour du thème : « Une industrialisation résiliente, durable et inclusive grâce au développement des infrastructures, à la transformation de l’agriculture et des minerais critiques pour un monde plus juste ».
À travers ce thème, la SADC entend accélérer la transformation structurelle de ses économies, renforcer les infrastructures régionales et favoriser une croissance capable de mieux répondre aux effets du changement climatique, tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Les dirigeants feront également le point sur la situation politique, économique et sociale de la région, ainsi que sur la mise en œuvre de la Vision 2050 de la SADC et du Plan stratégique indicatif régional de développement.
Ils examineront par ailleurs l’état d’avancement des décisions prises lors du sommet de 2025 à Madagascar, notamment celles relatives à l’industrialisation, à la transformation agricole et à la transition énergétique.
L’opérationnalisation du Fonds régional de développement de la SADC devrait figurer parmi les principaux dossiers. Ce mécanisme vise à mobiliser des ressources pour financer des projets transfrontaliers et soutenir davantage l’intégration économique régionale.
La sécurité alimentaire et nutritionnelle sera également au cœur des échanges, dans un contexte marqué par l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes qui fragilisent les systèmes agricoles et les moyens de subsistance.
Les chefs d’État devraient aussi discuter du renforcement des mécanismes régionaux de prévention et de gestion des catastrophes, notamment à travers le Centre humanitaire et des opérations d’urgence de la SADC.
Les répercussions des mutations géopolitiques internationales sur l’Afrique australe seront enfin abordées, alors que la région cherche à consolider son autonomie économique et sa capacité à faire face aux transformations de l’environnement mondial.
Le sommet de Durban devrait ainsi servir de cadre pour définir de nouvelles orientations destinées à accélérer l’intégration régionale et à renforcer la capacité de la SADC à tirer parti de ses infrastructures, de ses ressources agricoles et de ses minerais stratégiques.
JN/lb/te/Sf/APA







