Deux organisations non gouvernementales ont salué à Genève la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, estimant qu’elle constitue une avancée vers un règlement durable du différend régional autour du Sahara.
Lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH), tenue à Genève, deux ONG ont exprimé leur soutien à la résolution 2797 adoptée par le Conseil de sécurité, soulignant son importance dans la recherche d’une solution politique au différend relatif au Sahara. Les interventions ont eu lieu dans le cadre du débat général consacré à la situation des droits humains.
S’exprimant au nom de l’organisation OCAPROCE International, Saadani Maolainain a indiqué que l’adoption de cette résolution intervient dans un contexte marqué par près d’un demi-siècle de tensions régionales. Selon elle, cette décision du Conseil de sécurité constitue une étape significative susceptible de favoriser une dynamique de règlement politique durable.
Elle a estimé que la proposition d’autonomie présentée par le Maroc représente, selon son analyse, une option permettant d’envisager une solution politique négociée. L’intervenante a également évoqué la situation des populations sahraouies vivant dans les camps de Tindouf, situés dans le sud-ouest de l’Algérie, appelant à une solution qui garantirait leurs droits politiques, économiques et sociaux.
Intervenant également lors du débat consacré au rapport du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, la militante Gajmoula Boussif a souligné que la promotion des droits humains demeure étroitement liée à l’existence d’institutions stables et à l’accès effectif à la justice et aux services publics.
Elle a par ailleurs mis en avant les initiatives de développement socio-économique menées par le Maroc dans les provinces du Sud ainsi que la coopération du pays avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme. Selon elle, un règlement politique durable permettrait de garantir l’exercice effectif des droits fondamentaux pour l’ensemble des populations concernées, y compris celles vivant dans les camps de Tindouf.
Adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la résolution 2797 s’inscrit dans le cadre du processus onusien visant à parvenir à une solution politique négociée, réaliste et durable à ce différend régional. Les discussions autour du dossier se poursuivent dans le cadre des efforts menés par les Nations Unies pour faciliter un règlement consensuel entre les parties concernées.
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