Les travaux de la 3e édition de l’Assemblée générale de la Conférence des Présidents des Assemblées législatives africaines (CoSPAL) se sont ouverts, vendredi à Rabat, sous le thème « Leadership législatif et diplomatie parlementaire dans un ordre mondial en mutation ».
Ont pris part à la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale de la CoSPAL, prévue pour deux jours à Rabat, les Présidents du Parlement du Ghana et de la CoSPAL, Alban Sumana Kingsford Bagbin, de la Chambre des Représentants marocaine, Rachid Talbi Alami, le Secrétaire général de l’Union Interparlementaire (UIP), Martin Chungong et le vice-président de la Chambre des Représentants du Nigéria, Femi Gbajabiamila.
En ouverture de cette rencontre, Talbi Alami du Maroc a souligné que l’Afrique est appelée à passer d’une logique de gestion des crises à celle de leur résolution et de leur prévention. Le continent africain a besoin de transformer ses potentialités en richesses et de rattraper des années de développement perdu, notant que la réalisation de cet objectif noble requiert une volonté politique collective, a-t-il affirmé .
Il s’agit également, a-t-il dit, de rompre avec les mentalités et stratégies de séparation ainsi qu’avec l’ingérence dans les affaires intérieures des nations, et de respecter les principes de la souveraineté des États et de l’intégrité territoriale qui constituent la pierre angulaire du système et des relations internationaux.
Il a fait noter que l’Afrique est le continent qui supporte le plus le lourd fardeau de conflits, de crises et de dilemmes, considérant que plusieurs pays africains sont confrontés au terrorisme aveugle, qui, dans le contexte africain, prend des formes d’une extrême cruauté.
Les discussions lors de cette rencontre, à laquelle prennent part des présidents de parlements et de délégations parlementaires de plusieurs pays africains, porteront sur des questions stratégiques intéressant le continent africain. Les participants discuteront aussi de la place de l’Afrique dans l’écosystème international et des moyens d’édifier des institutions législatives solides capables d’atteindre un développement durable.
L’accent sera également mis sur les défis démographiques et les moyens d’investir dans la jeunesse africaine, outre les questions liées à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme et au rôle de la recherche scientifique et de l’innovation dans le soutien des politiques publiques.
Les participants se pencheront aussi sur les questions économiques africaines, le rôle de la diplomatie parlementaire face aux défis géostratégiques et le renforcement de la représentation des femmes dans les parlements africains, à travers le lancement officiel du projet « WRAP », réalisé en partenariat avec des institutions africaines et internationales spécialisées.
La CoSPAL a été créée en 2020 au Nigéria, dans le but de renforcer la coordination et la consultation entre les chefs des institutions législatives du continent africain.
AK/Sf/APA







