Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a souligné vendredi à Marrakech que le Maroc, sous l’impulsion de roi Mohammed VI, consolide son rôle moteur dans la construction d’une intégration économique durable en Afrique.
Lors de la deuxième édition du Forum d’Affaires de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), qui se tient les 11 et 12 décembre, Aziz Akhannouch a affirmé que les orientations royales « confirment l’engagement du Maroc à renforcer les mécanismes favorisant le libre-échange et l’intégration africaine ».
Le chef du gouvernement a rappelé que la vision royale pour l’Afrique demeure guidée par l’objectif d’un continent autonome, capable de valoriser ses ressources localement et de connecter ses régions, de la Méditerranée à l’Atlantique ou encore du Sahel aux façades maritimes. Cette vision s’est illustrée notamment à travers l’Initiative Atlantique en faveur des pays africains atlantiques et sahéliens, le Maroc mettant ses infrastructures portuaires et logistiques au service de vingt-trois États riverains de l’Atlantique et de leurs voisins sans accès maritime.
Sur le plan économique, M. Akhannouch a mis en avant plusieurs projets structurants destinés à renforcer la complémentarité entre le Maroc et les économies africaines. Parmi eux, le gazoduc Nigéria–Maroc, long d’environ 6 000 kilomètres, est présenté comme un levier stratégique pour une industrialisation partagée dans les secteurs des engrais, de la pétrochimie, des matériaux de construction ou encore de l’agro-industrie, autant de domaines dépendant d’une énergie compétitive et fiable.
Le chef du gouvernement a également cité la contribution de Casablanca Finance City, désormais un pôle financier de référence pour le continent, ainsi que la présence de groupes bancaires marocains dans plus d’une vingtaine de pays africains. Il a évoqué en outre l’adhésion récente de Bank Al-Maghrib au système panafricain de paiements et de règlement PAPSS, un pas jugé déterminant pour le développement de mécanismes de paiement en monnaies locales, la sécurisation du crédit export et la couverture des risques des PME africaines.
L’événement réunit à Marrakech gouvernements, institutions économiques et acteurs privés du continent.
Selon M. Akhannouch, le Maroc « assumera pleinement sa part de responsabilité » pour que l’intégration économique africaine devienne un vecteur de prospérité, de stabilité et de dignité pour les peuples du continent. Le Forum d’Affaires de la ZLECAf, organisé avec l’ASMEX, la CGEM et l’Association des Régions du Maroc, s’inscrit ainsi dans une dynamique visant à faire de la zone non pas seulement un cadre de libre-échange, mais un véritable projet de transformation économique pour l’Afrique.
MK/AK/Sf/APA







