Le Tchad a accueilli un émissaire mauritanien porteur d’un message présidentiel dans le cadre d’une campagne de soutien à une candidature au sein de l’OCI, après une étape similaire à Bamako.
Le Président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno a reçu en audience le ministre mauritanien de la Défense, des Affaires des retraités et des enfants des martyrs, le général Hanana Ould Sidi, en mission diplomatique dans la sous-région.
L’émissaire était porteur d’un message du Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, adressé à son homologue tchadien. Au cœur des échanges figure la demande de soutien de Nouakchott à la candidature d’Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, ancien ministre des Affaires étrangères, au poste de Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).
Cette étape à N’Djaména s’inscrit dans une offensive diplomatique visant à mobiliser des appuis africains autour de cette candidature. Les autorités tchadiennes et mauritaniennes ont également évoqué, selon la même source, les perspectives de coopération bilatérale et les consultations régulières sur les questions multilatérales.
La visite tchadienne intervient au lendemain d’une étape à Bamako, où le même émissaire avait été reçu par le Président de la Transition malienne, le général Assimi Goïta. Il y avait transmis un message similaire du chef de l’État mauritanien, dans le cadre de la même campagne diplomatique.
Au-delà de cette candidature, les deux parties ont également échangé sur plusieurs sujets d’intérêt commun dans l’espace sahélo-saharien, notamment la lutte contre le terrorisme, dans un contexte marqué par les évolutions sécuritaires dans le nord du Mali, le Sahel et le bassin du Lac-Tchad.
Cette séquence Bamako–N’Djaména illustre une démarche coordonnée de Nouakchott visant à renforcer ses soutiens régionaux en amont des échéances au sein de l’OCI, tout en consolidant ses relations bilatérales avec plusieurs capitales africaines.
Le Secrétaire général de l’Organisation de la coopération Islamique (OCI) est élu par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.
Le candidat doit être citoyen de l’un des 57 États membres et être sélectionné selon les critères de compétence, d’intégrité et d’expérience. Son élection respecte les principes de rotation et de répartition géographique équitable entre les différentes régions du monde islamique, garantissant une égalité des chances pour tous les États membres.
Le processus d’élection relève d’une procédure intergouvernementale spécifique à l’organisation, menée par l’organe décisionnel de l’OCI responsable des affaires étrangères.
CA/ac/APA






