Ratifié le 19 décembre 2025 par le Parlement russe, un accord signé avec le Mali ouvre la voie à la reconnaissance réciproque des diplômes, qualifications et parcours universitaires. Le texte s’inscrit dans un cadre plus large de coopération bilatérale couvrant l’enseignement supérieur, la recherche, l’économie et la sécurité.
La Russie a achevé sa procédure interne de ratification d’un accord conclu avec le Mali portant notamment sur la reconnaissance mutuelle des diplômes, des qualifications et des grades universitaires. L’adoption du texte par le Conseil de la Fédération, après son approbation par la Douma d’État quelques jours plus tôt, lui confère désormais pleine valeur juridique côté russe.
L’accord avait été signé à Moscou le 23 juin 2025, lors d’une visite officielle du président de la Transition malienne, Assimi Goïta, au cours de laquelle les autorités des deux pays avaient acté leur volonté de renforcer durablement leur coopération. La ratification parlementaire russe, finalisée en décembre, constitue l’étape formelle permettant l’application effective des engagements contenus dans le texte.
Sur le fond, l’accord prévoit la reconnaissance réciproque des parcours d’études, des diplômes et des grades universitaires délivrés par les institutions des deux pays. Il vise à faciliter la mobilité des étudiants, chercheurs et enseignants, à réduire les procédures administratives liées à l’équivalence des diplômes et à sécuriser les trajectoires académiques entre le Mali et la Russie. Cette disposition concerne aussi bien les formations initiales que les qualifications obtenues dans le cadre de cursus universitaires ou de recherches scientifiques.
Au-delà de l’enseignement supérieur, le texte s’inscrit dans un accord-cadre plus large définissant les bases des relations bilatérales entre Bamako et Moscou. Les domaines mentionnés couvrent notamment la coopération économique et commerciale, la science et la technologie, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, la culture, ainsi que les questions de sécurité et de coordination au sein des organisations internationales.
Les autorités russes présentent cet accord comme un instrument destiné à structurer les relations sur le long terme, en s’appuyant sur des principes de respect mutuel et de coopération institutionnalisée. Côté malien, la reconnaissance officielle des diplômes intervient dans un contexte de diversification des partenariats internationaux, notamment dans les secteurs de la formation et de la recherche.
Avec l’entrée en vigueur du texte côté russe, les administrations concernées disposent désormais d’une base juridique formelle pour engager les mécanismes d’application prévus. Les modalités concrètes de mise en œuvre, notamment au niveau universitaire et consulaire, devraient être précisées dans des accords techniques et des échanges intergouvernementaux ultérieurs.
MD/Sf/APA







