La Cédéao a engagé à Abuja la validation d’une politique de formation unifiée pour sa Force en attente, dans un contexte où les chefs d’État appellent à rendre cette force pleinement opérationnelle face à la montée des menaces sécuritaires.
Mercredi, la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a ouvert une réunion de haut niveau visant à adopter un cadre de formation destiné aux composantes militaires, policières et civiles de la Force en attente. Le document met l’accent sur le respect des droits humains, l’intégration du genre et la prévention des conflits. Cette politique doit permettre de préparer efficacement le personnel aux missions de soutien à la paix et de réponse rapide.
Cette initiative stratégique s’inscrit dans la Vision 2050 de la Cédéao, qui promeut une Afrique de l’Ouest intégrée, pacifique, prospère et résiliente, et dans la volonté de renforcer la coopération internationale en matière de sécurité.
La rencontre, qui se tient jusqu’au 17 juillet, réunit à Abuja des experts des États membres, des directions techniques de la Commission et des partenaires comme l’Union européenne, le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), la GIZ, Expertise France et l’AECID.
La Force en attente reste un des piliers du mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits de la Cédéao. Sa mise en œuvre opérationnelle a été réaffirmée lors du 67ᵉ sommet ordinaire de l’organisation, le 22 juin à Abuja, où les chefs d’État ont décidé de convoquer une réunion conjointe de leurs ministres des Finances et de la Défense pour résoudre la question de son financement.
Dans son discours de passation, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a insisté sur l’urgence de rendre la force effective, en affirmant que « la Force en attente de la Cédéao doit passer du concept à la réalité opérationnelle dès maintenant ».
Cette double démarche — adoption d’un cadre de formation et mobilisation de ressources — vise à rendre la Force en attente capable de répondre aux défis sécuritaires grandissants en Afrique de l’Ouest, marqués ces derniers mois par des attaques meurtrières au Bénin, au Nigéria et au Togo.
ARD/ac/Sf/APA






