La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé son intention de transférer son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, une décision largement perçue comme une reconnaissance de la souveraineté israélienne sur cette ville disputée.
La décision de transférer l’ambassade de la RDC à Jérusalem a été confirmée jeudi à l’issue de la visite du président Félix-Antoine Tshisekedi en Israël, où il s’est engagé avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à renforcer les relations diplomatiques entre les deux pays.
Le projet de transfert remonte à 2023, lorsque Tshisekedi avait évoqué pour la première fois cette perspective avec Netanyahu en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Tshisekedi a de longue date exprimé son soutien à Israël, invoquant sa foi chrétienne et cherchant à renforcer son rapprochement avec les États-Unis, qui avaient transféré leur ambassade à Jérusalem en 2018 sous la présidence de Donald Trump.
Depuis, seuls quelques pays, dont le Guatemala, le Honduras, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay et les Fidji, en ont fait de même.
La plupart des pays maintiennent leurs ambassades à Tel-Aviv, estimant que le statut définitif de Jérusalem doit être réglé dans le cadre de négociations entre Israéliens et Palestiniens.
Israël a pris le contrôle de la partie orientale de Jérusalem aux dépens de la Jordanie lors de la guerre des Six-Jours, en 1967, avant de l’annexer et de proclamer Jérusalem, où se trouve le lieu le plus sacré du judaïsme, comme sa capitale « éternelle et indivisible ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté les mesures unilatérales visant à modifier le statut de la ville et appelé les pays à ne pas y établir de missions diplomatiques.
L’annonce de la RDC intervient quelques semaines après que le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, a également promis de transférer l’ambassade de son pays à Jérusalem, illustrant une tendance croissante, bien que limitée, parmi les États proches des États-Unis.
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