Le Groupe de la Banque mondiale a officiellement retiré le Zimbabwe de sa classification des économies fragiles et touchées par les conflits, avec effet au 1er juillet de cette année.
Le Zimbabwe figurait depuis plus de deux décennies sur les listes de fragilité de la Banque mondiale, dans le cadre de précédentes méthodologies qui identifiaient les pays touchés par des violences politiques généralisées ou affichant de faibles scores institutionnels.
Le ministre des Finances, Mthuli Ncube, a salué vendredi la décision de la Banque mondiale de retirer Harare de ces listes, estimant que le pays d’Afrique australe ne répondait désormais plus à aucun des deux critères retenus dans la liste de fragilité pour 2027.
« Il s’agit d’une étape importante dans la transformation économique et institutionnelle en cours dans le pays », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Le ministre a présenté cette nouvelle classification comme une reconnaissance internationale de l’amélioration de la résilience institutionnelle et des performances économiques du Zimbabwe.
Il a notamment cité une croissance du PIB de 8,3 % en 2025, le recul de l’inflation ainsi qu’une amélioration de la transparence budgétaire, illustrée par un score de 62 sur 100 dans l’Open Budget Survey 2025, soit une progression de 39 points depuis 2017.
Cette sortie de la liste devrait renforcer la crédibilité financière du Zimbabwe sur la scène internationale, réduire la perception des risques liés aux investissements et ouvrir de nouvelles possibilités en matière de financement de projets, de partenariats dans les infrastructures et de restructuration de la dette.
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