Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la structuration de son programme national d’énergie nucléaire avec la mise en place prochaine d’un Comité stratégique et d’un Organe national de mise en œuvre (NEPIO), avec l’appui de l’AIEA.
Le Sénégal poursuit la structuration de son programme national d’énergie nucléaire avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à travers la mise en place d’un Comité stratégique et d’un Organe national de mise en œuvre (NEPIO).
Une rencontre consacrée à la mise en place de ces deux structures est prévue du 7 au 11 septembre 2026 au Building administratif Président Mamadou Dia, à Dakar, à l’initiative du ministère de l’Énergie et du Pétrole, en partenariat avec l’AIEA.
Pendant cinq jours, les travaux réuniront les différentes parties prenantes autour des principaux enjeux liés au développement du programme nucléaire national.
Les échanges seront articulés autour de cinq axes majeurs : le partage d’expériences, la coordination institutionnelle, la planification, le développement des compétences et la préparation des infrastructures.
La mise en place du Comité stratégique et du NEPIO doit permettre au Sénégal de renforcer la gouvernance de son programme nucléaire et d’assurer une meilleure coordination entre les administrations, institutions et structures appelées à intervenir dans ce processus.
Le NEPIO constitue notamment un mécanisme de coordination destiné à accompagner les différentes étapes de développement d’un programme électronucléaire national. Il doit contribuer à la planification, au suivi des actions prioritaires et à la mobilisation des compétences nécessaires.
Le Comité stratégique, pour sa part, doit assurer un rôle d’orientation et de pilotage au niveau national, en veillant à la cohérence des différentes composantes du programme.
L’accompagnement de l’AIEA devrait également permettre au Sénégal de bénéficier de l’expertise et du retour d’expérience de pays ayant engagé des démarches similaires, tout en renforçant ses capacités institutionnelles, humaines et techniques.
Au-delà de la production d’électricité, le développement des applications pacifiques de la technologie nucléaire peut concerner plusieurs secteurs, notamment la santé, l’agriculture, l’industrie et la recherche scientifique.
Pour le Sénégal, la structuration du programme intervient dans un contexte marqué par la volonté de diversifier les sources d’énergie, de renforcer la sécurité énergétique et de disposer, à moyen et long termes, d’un mix énergétique davantage adapté aux besoins du pays.
Cette démarche s’inscrit dans les orientations du référentiel Sénégal 2050, qui accorde une place importante au renforcement de la souveraineté énergétique, au développement des infrastructures et à la consolidation des capacités nationales.
La rencontre de Dakar devrait ainsi contribuer à préciser les responsabilités des différentes institutions, à renforcer la coordination intersectorielle et à consolider la feuille de route devant accompagner le Sénégal dans le développement de son programme nucléaire.
La préparation des infrastructures, la formation des ressources humaines et le renforcement du cadre institutionnel figurent parmi les conditions essentielles à la réussite d’un tel programme, qui requiert une planification de long terme et le respect des normes internationales de sûreté, de sécurité et de non-prolifération.
TE/Sf/APA







