Le Burkina Faso souhaite bâtir avec l’Union européenne un partenariat fondé sur la sincérité, le respect mutuel et la souveraineté. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, l’a affirmé lors d’échanges avec des responsables européens à Bruxelles.
Le chef de la diplomatie burkinabè a rencontré, les 3 et 4 novembre 2026, la représentante spéciale de l’UE pour le Sahel, Birgitte Nygaard Markussen, et la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.Karamoko Jean Marie Traoré
Les discussions ont porté sur la relance du partenariat entre les deux parties, dans un contexte marqué par des tensions, notamment après une résolution du Parlement européen sur la situation sécuritaire au Burkina Faso.
L’Union européenne a évoqué une « approche renouvelée » à l’égard du Burkina Faso et du Sahel. Elle s’est dite disposée à renforcer le dialogue politique, en tenant compte des intérêts partagés.
En réponse, Karamoko Jean Marie Traoré a réaffirmé la disponibilité de son pays à coopérer avec tous les partenaires respectueux de sa souveraineté et de ses choix stratégiques.
« Nous voulons des discours sincères fondés sur des faits justes, tirés de la réalité du terrain », a-t-il déclaré. Il a également dénoncé les déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart, qu’il juge éloignées des réalités burkinabè.
Le ministre a par ailleurs rejeté l’idée d’un Burkina Faso en situation d’isolement. Il a plaidé pour une lecture du contexte sahélien affranchie des perceptions européennes.
Les deux parties ont convenu de maintenir le dialogue. Ouagadougou a toutefois insisté sur la nécessité de le conduire dans un esprit de sincérité et d’ouverture.
Ho/Sf/APA





