Saddam Haftar, commandant en chef adjoint des forces de l’est de la Libye, a eu jeudi 5 novembre, dans la ville de Benghazi, dans l’est du pays, des entretiens avec la cheffe de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), Hanna Tetteh.
Lors de l’échange, les deux parties ont souligné la nécessité d’unifier le pouvoir exécutif du pays et de mettre fin aux divisions au sein des institutions de l’État, tout en mettant en garde contre toute tentative visant à entraver ce processus, selon un communiqué publié par les forces de l’est libyen.
L’entretien a porté sur les derniers développements de la feuille de route soutenue par l’ONU, ainsi que sur l’appui du Conseil de sécurité des Nations unies à l’accord conclu par le comité restreint dit « 4+4 », précise le communiqué.
Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’unifier le pouvoir exécutif et de mettre fin aux divisions institutionnelles en Libye, tout en mettant en garde contre les tentatives susceptibles de faire obstacle à ces efforts, ajoute la même source.
« L’unification du pouvoir exécutif est indispensable pour mettre fin à la division politique et constitue une étape fondamentale vers le règlement des questions en suspens », a déclaré Saddam Haftar.
Haftar a félicité Hanna Tetteh à l’occasion de la décision du Conseil de sécurité de prolonger d’une année supplémentaire le mandat de la MANUL, assurant que le Commandement général était disposé à faciliter le travail de la mission onusienne.
Depuis avril, un comité restreint composé de quatre représentants du Gouvernement d’unité nationale (GNU), basé dans la capitale Tripoli, et de quatre représentants du Commandement général des forces de l’est libyen mène des discussions sous l’égide des Nations Unies. Ces pourparlers visent à sortir de l’impasse politique, à unifier le pouvoir exécutif et à préparer la tenue d’élections. Le 30 août, le comité est parvenu à un accord prévoyant la restructuration du conseil d’administration de la Haute Commission électorale nationale libyenne, ainsi que l’établissement d’un calendrier pour l’organisation d’élections présidentielle et législatives, sous l’autorité d’un exécutif unifié et d’institutions étatiques réunifiées, dans un délai maximal de 24 mois.
La Libye demeure confrontée à une profonde division politique, marquée par l’existence de deux gouvernements rivaux. Le Gouvernement d’unité nationale, dirigé par Abdelhamid Dbeibeh, siège à Tripoli et exerce son autorité sur l’ouest du pays. Un second gouvernement, dirigé par Oussama Hammad et désigné par la Chambre des représentants au début de l’année 2022, est installé à Benghazi et administre l’est de la Libye ainsi que la majeure partie des régions méridionales.
AK/Sf/APA





