L’appel a été formulé par le chargé d’affaires libyen auprès des Nations unies, Issam Al-Qaffa, lors d’une intervention devant la Sixième Commission de l’Assemblée générale, consacrée à l’examen du rapport du Comité spécial sur la Charte des Nations unies et au renforcement du rôle de l’Organisation.
Au nom du Groupe arabe, le diplomate a demandé que les responsables présumés de crimes de guerre, de génocide et de crimes contre l’humanité soient tenus de répondre de leurs actes. Cette intervention s’inscrit dans une démarche visant à renforcer les mécanismes internationaux de protection des populations civiles et à garantir le respect du droit international dans les territoires palestiniens.
Au cœur de la position défendue par Tripoli figure la demande d’une résolution du Conseil de sécurité fondée sur le chapitre VII de la Charte des Nations unies. Ce mécanisme permet au Conseil d’adopter des mesures juridiquement contraignantes pour répondre aux menaces contre la paix et la sécurité internationales.
La Libye souhaite ainsi que les forces israéliennes soient contraintes de respecter les résolutions déjà adoptées par l’ONU, de mettre fin à leurs opérations contre les Palestiniens et de se conformer aux ordonnances et avis consultatifs de la Cour internationale de Justice (CIJ). Pour le Groupe arabe, l’enjeu est désormais de dépasser les condamnations diplomatiques pour parvenir à des décisions internationales assorties de mécanismes d’application effectifs.
La déclaration a également insisté sur la nécessité d’appliquer les principes du droit international, du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme sans distinction entre les États.
Le Groupe arabe a réaffirmé son soutien à la Cour internationale de Justice et rappelé l’obligation pour les États de respecter ses décisions, notamment celles relatives à la question palestinienne. Cette insistance sur l’universalité du droit traduit une critique de l’application jugée sélective des normes internationales, dans un contexte où la crédibilité des institutions multilatérales est régulièrement mise à l’épreuve par les conflits régionaux.
Au-delà du dossier palestinien, la Libye a élargi son intervention aux tensions qui affectent plusieurs pays du Moyen-Orient. Le Groupe arabe a condamné les opérations militaires visant le Liban ainsi que les violations signalées en Syrie, appelant au respect de la souveraineté des États et des principes de la Charte des Nations unies. Cette prise de position souligne la volonté des pays arabes de replacer les crises régionales dans une approche globale de sécurité collective, alors que la multiplication des foyers de tension accentue les risques d’instabilité au Moyen-Orient.
MK/AK/APA





