Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de l’ex-président Laurent Gbagbo, a radié de ses rangs trois cadres, dont Ahoua Don Mello, vice-président exécutif, à l’issue de son premier congrès ordinaire qui s’est tenu les 14 et 15 mai 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan.
Le 1er congrès ordinaire du PPA-CI a pris une tournure disciplinaire dès l’ouverture de ses travaux. Sur requête du président du Congrès, les délégués ont entériné la radiation de trois hauts responsables du parti.
Il s’agit notamment d’Ahoua Don Mello, ancien vice-président exécutif et candidat dissident à l’élection présidentielle d’octobre 2025, d’Antoine Kanga Kacou, ancien SGA en charge du District des Lacs, et d’Ahilé Fernand dit Léo Côte d’Ivoire, ancien secrétaire national.
Selon le rapport général présenté lors du conclave, ces radiations sont motivées par une « indiscipline caractérisée ». Justin Katinan Koné, président du Conseil stratégique et politique, a insisté sur la portée historique, éducative et stratégique de cette décision, visant à resserrer les rangs du parti de Laurent Gbagbo.
Alors que la ligne officielle du PPA-CI prônait l’abstention, en réaction à l’inéligibilité de Gbagbo, la « stratégie de la chaise vide », Don Mello s’était affranchi de cette consigne en s’engageant dans la course à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, une initiative perçue comme une désobéissance grave par la direction du parti.
Le vote, effectué à main levée, a montré une très large adhésion des congressistes à la ligne dure prônée par la direction. Sur 1 393 suffrages exprimés, 1 376 participants ont voté pour la radiation, avec seulement 5 voix contre et 12 abstentions.
Cette radiation s’inscrit dans un contexte de forte tension interne. Seize membres, parmi lesquelles Stéphane Kipré, Prince Dali Arthur ou encore Georges Armand Ouégnin, n’avaient pas été autorisés à participer à ce congrès décisif, en attendant les conclusions de procédures disciplinaires engagées à leur encontre.
Le PPA-CI, à travers ce 1er congrès ordinaire, semble vouloir réaffirmer l’autorité de Laurent Gbagbo et la discipline de groupe à l’approche des nouvelles échéances politiques, malgré le départ forcé de plusieurs de ses hauts cadres.
Laurent Gbagbo, présent à la clôture de ce congrès, a assuré qu’il se prononcera en large, le samedi 16 mai 2026, sur les problèmes internes au parti, les questions nationales et internationales, lors de la 4e Fête de la renaissance, à Songon, à l’Ouest d’Abidjan. Il a été reconduit à la tête du PPA-CI.
AP/Sf/APA





