L’Assemblée nationale ivoirienne a officiellement lancé, ce lundi 19 janvier 2026, ses travaux pour la législature 2026-2030. Cette première session ordinaire marque le début d’un cycle parlementaire crucial pour la stabilité et le développement du pays.
La vie démocratique ivoirienne a franchi une étape majeure ce lundi. En présence du vice-président de la République, Meyliet Koné, représentant le chef de l’État, le Palais de l’Assemblée nationale a vibré au rythme de l’ouverture de la session ordinaire de l’année 2026.
Cette cérémonie solennelle consacre le démarrage effectif des activités des députés pour la période 2026-2030. L’événement de ce lundi fait suite à l’élection, le samedi 17 janvier, de Patrick Jérôme Achi au perchoir.

Dans un discours empreint de vision, Patrick Achi a placé son mandat sous le signe de la « responsabilité » et de « l’exemplarité ». Évoquant un monde marqué par des ruptures géopolitiques, technologiques et sociales, il a martelé que « la stabilité n’est jamais un héritage garanti. Elle se construit ».
Affirmant que « le temps de la Grande Côte d’Ivoire est venu », il a appelé ses collègues à dépasser les clivages partisans : « Ici, ne se résume pas seulement qu’une majorité ou une opposition, ici se forge la loi qui fédère la nation. »
Dans un moment d’émotion, il a également rendu hommage à son défunt père, qui siégea dans cette même institution de 1959 à 1970. La tâche s’annonce intense pour les parlementaires. Dès cette ouverture, 24 projets de lois sont inscrits à l’ordre du jour.
Le programme prévoit l’examen de six projets de lois ordinaires ; 13 projets de lois de ratification d’ordonnance et 5 projets de lois de ratification de traités internationaux. Ces textes législatifs touchent des secteurs névralgiques tels que la fiscalité, l’Intelligence artificielle, la protection sociale et la biologie médicale.

L’institution devra s’assurer que chaque décision prise le soit dans le strict respect de l’intérêt général, afin de demeurer, selon les vœux de son président, un véritable « pilier de confiance » pour le peuple ivoirien.
Patrick Achi, le candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le parti au pouvoir, a remporté une victoire écrasante avec 215 voix, soit 84,98 % des suffrages, face à Lazare Yao Yao du PDCI (14,23 %).
Ce technocrate chevronné au parcours international succède ainsi à Adama Bictogo, actuel député de Yopougon, la plus grande commune du pays. Il a salué le travail accompli par ce dernier, notamment en matière de diplomatie parlementaire.
AP/Sf/APA







