Dénommé « Rassemblement des Ivoiriens pour la Démocratie », un mouvement sera lancé le lundi 10 novembre 2025 par le PDCI, dans le cadre des élections législatives, en vue de former un front pour faire élire le maximum de députés au scrutin du 27 décembre 2025.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse relatif aux préparatifs des élections législatives de 2025, animé ce vendredi 07 novembre 2025, à la Maison du Parti, à Abidjan, par le secrétaire exécutif en chef du PDCI, Calice Yapo, et le porte-parole adjoint, Doho Simon.
Selon M. Doho Simon, le « Rassemblement des Ivoiriens pour la Démocratie » sera lancé dès lundi 10 novembre 2025. Il réunira le PDCI, les leaders de l’opposition et de la société civile, les élus, ainsi que tous ceux et toutes celles qui sont épris de démocratie et de la lutte pour la démocratie.
« Ce mouvement pour les législatives sera un ensemble pour accueillir tous ceux et toutes celles qui ont en partage la vision d’une Côte d’Ivoire réconciliée, démocratique pour tous, afin que nous ayons un maximum de députés à l’Assemblée nationale qui représente la diversité et la richesse de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
De son côté, Calice Yapo Yapo, le nouveau secrétaire exécutif en chef du PDCI, a apporté des clarifications sur la position du parti concernant les élections législatives à venir et l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.
Concernant la candidature à la présidence de la République, il a fait savoir que le PDCI n’a pas « boycotté » l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, rappelant que la convention du PDCI a investi le président Tidjane Thiam comme candidat officiel du parti en avril 2025.
Le parti a également déposé régulièrement son dossier de candidature auprès de la CEI, qui a accusé réception et l’a transmis au Conseil constitutionnel. C’est cet organe, dira-t-il, qui a « arbitrairement rejeté la candidature du président Tidjane Thiam, au même titre que celle de plusieurs leaders de l’opposition. »
« Le PDCI-RDA n’a pas refusé de participer à l’élection présidentielle. On lui a tout simplement interdit l’accès. Il n’y a donc pas eu de boycott, mais une exclusion du PDCI-RDA du scrutin présidentiel », a clarifié M. Yapo Calice.
Pour lui, le scrutin présidentiel d’octobre 2025 ne peut être considéré comme « libre, crédible ou représentatif de la volonté populaire », justifiant qu’il s’est « fondé sur un 4ᵉ mandat anticonstitutionnel et marqué par l’exclusion arbitraire des candidats majeurs de l’opposition, par l’absence de révision de la liste électorale en 2025 et de l’audit du fichier électoral comme demandé par l’opposition ivoirienne. »
« En somme, cette élection n’a respecté ni la Constitution, ni garanti la libre expression du peuple ivoirien. C’est pourquoi, pour le PDCI-RDA, il n’y a pas eu d’élection en Côte d’Ivoire, mais une simple opération de reconduction du pouvoir en place », a martelé le secrétaire exécutif en chef du parti.
De ce fait, le parti a exigé une révision « transparente » de la liste électorale, un audit du fichier électoral, une « réforme en profondeur » de la CEI et la libération de tous les détenus politiques.
Concernant la participation du PDCI aux élections législatives, Calice Yapo a expliqué que la présentation des candidats du parti sur l’ensemble du territoire national a pour objectif « d’empêcher le RHDP de transformer l’Assemblée nationale en Chambre d’enregistrement de ses seules volontés. »
Pour le PDCI, une Assemblée nationale sans « contrepoids, c’est un boulevard ouvert à tous les abus : révisions constitutionnelles opportunistes, lois partisanes, impunités institutionnelles. » Le parti a dit « refuser » ces scénarios, précisant que l’absence d’opposition au Parlement conduit toujours à la « dérive autoritaire. »
Calice Yapo a soutenu, par ailleurs, que le PDCI « n’agit ni par calcul, ni par peur, mais par responsabilité nationale. » Il a également affirmé que « le parti a le devoir de défendre la République, même dans l’adversité, et ne peut laisser le RHDP s’accaparer de toutes les institutions pendant que l’opposition blessée se retire du terrain ».
Pour le secrétaire exécutif en chef du PDCI, ce serait « abandonner la Côte d’Ivoire à elle-même », ajoutant qu’aller aux législatives « ce n’est pas cautionner la fraude, mais plutôt empêcher que la fraude s’installe durablement dans les institutions. C’est aussi protéger l’avenir des enfants et la démocratie. »
Doho Simon a demandé à tous les Ivoiriens de se mobiliser pour ces élections, mais aussi pour que le PDCI l’emporte partout où il aura des candidats, et de soutenir partout ailleurs les candidats de l’opposition.
AP/Sf/APA






