Les Éléphants de Côte d’Ivoire ont décroché leur ticket pour les seizièmes de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 ce jeudi 25 juin 2026. Opposés à l’équipe de Curaçao pour leur troisième match de poule au stade de Philadelphie, les hommes d’Emerse Faé se sont imposés sur le score de 2 à 0.
À Abidjan, la qualification a déclenché une immense vague de ferveur populaire. Dès le début de la rencontre, les Ivoiriens affichent une grande assurance. Malgré quelques offensives de Curaçao pour tenter de percer le bloc défensif des Pachydermes, la Côte d’Ivoire dicte son rythme.
À la 7e minute, l’attaquant ivoirien Nicolas Pépé débloque la situation en ouvrant le score. Piqués au vif, les joueurs de Curaçao tentent de réagir et multiplient les frappes, mais butent sur un portier ivoirien impérial.
Au retour des vestiaires, le sélectionneur Emerse Faé opère des ajustements tactiques pour redynamiser son système de jeu. Un choix payant : à la 64e minute, le milieu de terrain Ibrahim Sangaré délivre une passe décisive parfaite pour Nicolas Pépé qui réalise un doublé.
À des milliers de kilomètres du stade de Philadelphie, la magie du football a opéré à Abidjan. Une fan zone géante s’est installée au sein de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), à Marcory, dans le Sud d’Abidjan.
Sous un grand chapiteau, l’ambassade des États-Unis, le Comité National des Supporters de Côte d’Ivoire (CNSE) et l’INJS ont accueilli le public ivoirien pour une grande retransmission publique (watch party) au sein de l’institut.
Dans une ambiance musicale et électrique, des milliers de supporters ont vibré au rythme des actions. Chaque incursion ivoirienne dans les six mètres adverses levait la foule, tandis que les rares occasions manquées suspendaient le souffle des spectateurs.
Au coup de sifflet final, la délivrance a laissé place à des scènes de joie collective. Les supporters présents ont partagé leur immense fierté. « C’était stressant, mais après on a assuré », glisse Emmanuelle, vêtue d’un t-shirt arborant le drapeau américain.
Bérangère Kassi, quant à elle, exprime son orgueil avec humour : « Notre épaule ne peut plus descendre ! On s’est bien amusé, on était décontractés parce qu’on savait qu’on allait gagner. J’avais pronostiqué 2-1 pour la Côte d’Ivoire, mais Dieu merci, on fait 2-0. »
Pour Honorine Soro, une volontaire auprès de l’ambassade, la performance globale est une totale réussite : « Le match était extraordinaire, c’était « whaou » ! Les Éléphants ont donné le meilleur d’eux-mêmes. On a aimé, on a kiffé et Dieu merci nous sommes qualifiés. »
De son côté, Albert Gnamin Kouamé, en maillot de l’équipe nationale, a tenu à saluer l’initiative : « It was nice, everything was good. Je suis content, tout était bon, merci à l’ambassade des États-Unis, merci aux Éléphants. We are winners forever ! »
Grâce à ce succès maîtrisé, l’aventure américaine se poursuit pour la Côte d’Ivoire, qui attend désormais de connaître son futur adversaire pour le tableau final. Les Éléphants se positionnent au 2e rang derrière l’Allemagne.
AP/APA







