Un tribunal de Casablanca a rendu jeudi soir son verdict dans l’affaire de trafic international de drogue dite « Escobar du Sahara ». Les principaux accusés ont écopé de lourdes peines de prison ferme.
La chambre criminelle de première instance de la cour d’appel de Casablanca a condamné, jeudi soir, Saïd Naciri à dix ans de réclusion et Abdelnabi Bioui à douze ans au terme du procès lié au trafic international de stupéfiants surnommé par la presse «Escobar du Sahara», rapportent des médias locaux..
Les deux mis en cause, tous deux d’anciens cadres du parti Authenticité et Modernité (PAM, libéral), comparaissaient avec vingt-six autres prévenus dans un dossier ouvert à la fin de 2023.
Saïd Naciri, ancien président du Wydad de Casablanca et ancien député, a été condamné par le tribunal à 10 ans de prison ferme dans le cadre de cette affaire. Pour sa part, Abdenbi Bioui, chef d’entreprise et ancien président de la Région de l’Oriental, également poursuivi dans cette affaire, a été condamne à 12 ans de prison ferme.
Le tribunal a retenu plusieurs crimes et délits contre Said Naciri. Le parquet lui reprochait «le faux en écriture publique par fabrication de conventions et leur usage, la participation à une entente destinée à détenir, commercialiser, transporter et exporter des stupéfiants, ou à tenter leur exportation», selon la presse locale.
Abdenbi Bioui était poursuivi, quant à lui , pour «faux en écriture publique par fabrication et usage de conventions, participation à une entente liée à la détention, au commerce, au transport et à l’exportation de stupéfiants», avec tentative d’exportation et infractions douanières.
L’ex‑parlementaire Belkacem M. a, pour sa part, été condamné à 10 ans de prison ferme pour faux, corruption, et complicité de trafic de drogue et de passage illégal de frontières en bande organisée, selon les mêmes sources.
L’affaire, dont les audiences se sont étendues sur de longs mois, a été marquée par des plaidoiries continues de la défense et du ministère public, avant que le tribunal ne mette le dossier en délibéré pour prononcer les jugements.
Tout au long des différentes étapes du procès, Saïd Naciri avait nié les accusations portées contre lui, clamant son innocence. Le ministère public, quant à lui, a maintenu ses poursuites.
Au total, 28 prévenus étaient poursuivis dans ce dossier. Les premières interpellations dans cette affaire remontent à décembre 2023 à la suite de révélations journalistiques publiées sur les ramifications d’un réseau dirigé par le Malien Haj Ahmed Ben Brahim, , surnommé le « Pablo Escobar du Sahara», qui purge depuis 2019 une peine de 10 ans au Maroc.
AK/APA.







