La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a entamé ce jeudi la deuxième phase du retrait de ses troupes de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), marquant une étape majeure dans le désengagement progressif de la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC).
Déployées fin 2023, les forces de la SAMIDRC avaient pour objectif de soutenir le gouvernement congolais dans sa lutte contre l’insurrection du mouvement rebelle M23, qui déstabilise la région.
La mission a cependant été confrontée à d’importants défis logistiques et à une forte résistance sur le terrain, entraînant des pertes humaines parmi les troupes sud-africaines, malawites et tanzaniennes.
À l’issue d’un sommet extraordinaire de la SADC tenu le 13 mars, les dirigeants régionaux ont officiellement mis fin au mandat de la mission, soulignant la nécessité d’opter pour des solutions diplomatiques et politiques au conflit en cours.
Selon le Secrétariat de la SADC, la première phase du retrait, entamée le 29 avril, était axée sur l’évacuation des équipements et du matériel logistique.
« À compter d’aujourd’hui, 12 juin 2025, la deuxième phase consiste au rapatriement du personnel de la mission accompagné de ses effets personnels, ainsi que du matériel opérationnel restant », a indiqué le bloc régional jeudi.
Les troupes de la SAMIDRC stationnées à Goma et Sake seront transférées en Tanzanie, tandis que les contingents sud-africain et malawite seront rapatriés par voie aérienne dans leurs pays respectifs.
Malgré ce retrait, la SADC a réaffirmé son engagement en faveur de la paix et de la stabilité en RDC, qu’elle continuera à soutenir par des moyens diplomatiques et stratégiques, en étroite collaboration avec le gouvernement congolais et ses partenaires régionaux.
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