La presse ouest-africaine parcourue jeudi à APA évoque plusieurs sujets allant de la cession par la France de sa dernière base militaire au Sénégal, au dialogue politique en Côte d’Ivoire à l’approche de la présidentielle, en passant par la rupture au sommet de l’opposition nigériane, les attentes judiciaires à Dakar, les ambitions minières en Guinée et les avancées sanitaires au Togo.
Après plus de six décennies, la France met fin à sa présence militaire permanente au Sénégal, rapporte Fraternité Matin. La dernière base des éléments français au Sénégal est officiellement remise ce jeudi à l’armée sénégalaise, marquant un tournant symbolique dans la coopération de défense entre Paris et Dakar. Une brève cérémonie militaire est prévue pour marquer le passage sous drapeau sénégalais du camp Geille, situé à Ouakam, au cœur de la capitale.
Avec ses cinq hectares, cette emprise militaire était la plus vaste des six bases françaises à Dakar. Sa fermeture s’accompagne de celle de l’escale militaire française à l’aéroport international de la ville, signant ainsi la fin de toute implantation militaire française en Afrique de l’Ouest. Ce retrait s’inscrit dans la reconfiguration globale de la présence militaire française sur le continent, selon le quotidien ivoirien.
Pendant ce temps, le président ivoirien Alassane Ouattara a regagné Abidjan le mercredi 16 juillet 2025, après un séjour en France marqué par une rencontre avec son homologue Emmanuel Macron, souligne Abidjan.net.
Le média revient aussi sur l’ouverture d’un dialogue inédit entre le parti au pouvoir, le RHDP, et une partie de l’opposition regroupée au sein de la coalition Cap-Côte d’Ivoire, incluant notamment le MGC de Simone Gbagbo et le Cojep de Charles Blé Goudé. A trois mois de l’élection présidentielle, les deux camps ont échangé sur la réforme du système électoral et convenu de mettre en place un comité technique pour poursuivre les discussions.
Au Nigéria, la scène politique est en pleine recomposition à deux ans des élections générales. Le départ d’Atiku Abubakar du Parti démocratique populaire (PDP) a déclenché une « tempête politique », selon The Punch. L’ancien vice-président a annoncé sa démission du PDP, qu’il avait contribué à fonder en 1998, dénonçant une dérive des principes fondateurs du parti.
« C’est le cœur lourd que je démissionne, conscient des divergences irréconciliables qui ont émergé », a-t-il écrit, cité par Premium Times. Dans la foulée, une alliance d’opposition s’est dessinée autour de la plateforme ADC, réunissant Atiku Abubakar, Peter Obi (ancien candidat du Parti travailliste), Rotimi Amaechi (ex-candidat de l’APC), Nasir El-Rufai (ancien gouverneur de Kaduna) et d’autres figures politiques.
Au Sénégal, l’attente se prolonge pour les détenus dits « politiques ». Le tribunal de Dakar a de nouveau reporté le délibéré concernant Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana, prévu ce mercredi 16 juillet 2025, au 23 juillet prochain, selon Le Quotidien. La grève des greffiers continue d’impacter le fonctionnement de la justice, alors que ces dossiers attirent une attention croissante.
Dans la région de Tambacounda (est), marquée par de fortes pluies, le président du conseil départemental appelle à une vigilance accrue. « Il faut contrôler les fleuves Gambie et Sénégal pour éviter les drames vécus l’année dernière », a déclaré Mamadou Kassé à L’Observateur, soulignant le risque accru de crues comme c’était le cas l’année dernière.
Sur le plan institutionnel, Le Soleil rapporte que le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a profité du Conseil des ministres du 16 juillet pour annoncer une réforme ambitieuse de l’administration publique. Il a insisté sur le suivi rigoureux des projets stratégiques et la modernisation de l’appareil étatique.
Au Mali, l’ancien Premier ministre Moussa Mara est ressorti libre après plusieurs auditions menées par la Brigade d’investigations judiciaires (BIJ) et le tribunal de la Commune IV de Bamako, rapporte Maliweb. Ces auditions, intervenues entre le 15 et le 16 juillet, portent sur l’un de ses récents tweets, et la procédure judiciaire reste en cours.
En Guinée, la patronne d’Ivanhoe Atlantic, Bronwyn Barnes, a rencontré le Premier ministre Amadou Oury Bah mardi 15 juillet pour discuter du projet Corridor Liberty, une initiative reliant la Guinée au Libéria. Ce corridor industriel, qui prévoit un hub de transformation de l’acier vert à Lola, vise à valoriser localement les ressources minières, selon Guinée News.
Dans le même temps, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a promulgué la loi autorisant la construction d’une centrale solaire de 40 MW à Khoumagueli, pour améliorer l’approvisionnement énergétique du pays.
Enfin, au Togo, le Conseil national de lutte contre le VIH/Sida (CNLS) a présenté le bilan 2024 de la riposte contre la pandémie. Selon Republic of Togo, 594 332 personnes ont été dépistées à travers le pays, reflétant des progrès significatifs dans les domaines de la prévention, du dépistage, du traitement et de la sensibilisation.
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