Les autorités maliennes font état d’une amélioration progressive de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.
Entre le 1er et le 4 juin 2026, 663 citernes sont entrées sur le territoire malien, pour un volume total de 30,976 millions de litres, induisant une nette amélioration de l’approvisionnement des stations-service.
La situation a été présentée à Bamako lors de la 23ᵉ réunion hebdomadaire de suivi des hydrocarbures, tenue le 4 juin 2026. Selon les informations communiquées par le directeur chargé du Commerce, les arrivages enregistrés sur quatre jours traduisent une reprise du ravitaillement des stations-service après plusieurs semaines de tensions sur le marché du carburant.
Le convoi réceptionné comprend 320 citernes d’essence, 288 citernes de gasoil, 38 citernes de fuel et 17 citernes de gaz butane. L’essence et le gasoil représentent ainsi l’essentiel des arrivages, deux produits directement liés à la mobilité, au transport de marchandises, aux activités économiques ainsi qu’au fonctionnement de plusieurs services essentiels.
Cette amélioration intervient alors que le Mali reste confronté à des difficultés d’approvisionnement liées à l’insécurité sur certains axes routiers, aux perturbations logistiques et à la hausse des coûts des produits pétroliers. Pays enclavé, le Mali dépend fortement des corridors régionaux pour l’acheminement du carburant, notamment depuis les ports ouest-africains.
Les tensions sur le marché ont été accentuées par la révision des prix à la pompe entrée en vigueur à la fin du mois de mars 2026. Le supercarburant est passé à 875 FCFA le litre, contre 775 FCFA auparavant, tandis que le gasoil a été porté à 940 FCFA le litre, contre 725 FCFA, soit des hausses respectives de 100 FCFA et de 215 FCFA.
Face aux risques de fraude et de spéculation, le ministère chargé du Commerce a rappelé la nécessité de renforcer les contrôles dans le secteur des hydrocarbures. Les autorités mettent également en avant des mesures d’accompagnement destinées à atténuer l’impact de la hausse des coûts sur les ménages, les transporteurs et les opérateurs économiques.
L’enjeu dépasse le seul ravitaillement des stations-service. La disponibilité du carburant conditionne le transport des denrées alimentaires, l’activité des marchés, les déplacements interurbains, le fonctionnement des groupes électrogènes ainsi qu’une partie de la logistique administrative et humanitaire.
La poursuite de cette amélioration dépendra désormais de la régularité des arrivages, de la sécurisation des corridors, du contrôle des circuits de distribution et de la capacité des autorités à limiter les pratiques illicites dans un marché encore marqué par des pénuries dans plusieurs localités.
MD/te/Sf/APA





