Le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, a appelé vendredi à davantage « d’audace, de discipline, d’innovation et de sacrifice patriotique » afin de soutenir la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030, nouveau référentiel de développement du pays confronté à des défis sécuritaires et économiques persistants.
Présidant à Ouagadougou la session 2026 du Comité d’orientation stratégique du « Plan RELANCE », le chef du gouvernement burkinabé a réuni des membres de l’exécutif, des gouverneurs de région ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile pour examiner les performances du précédent cadre de développement et les perspectives des cinq prochaines années.
Selon lui, le bilan du « Plan d’action pour la stabilisation et le développement (2023-2025) » demeure encourageant malgré un contexte jugé difficile. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est ainsi passé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025, tandis que le niveau global d’exécution de la Politique nationale de développement a atteint 85,5 %.
« L’heure n’est plus aux ambitions modestes. Elle est à l’audace, à la discipline, à l’innovation et au sacrifice patriotique. Notre peuple attend de nous des résultats concrets, visibles et durables », a déclaré le Premier ministre.
Présenté comme le prolongement économique et social de la « Révolution progressiste populaire » proclamée en avril 2025 par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le « Plan RELANCE » vise notamment à renforcer la souveraineté économique, accélérer la transformation industrielle et agropastorale, développer les infrastructures et promouvoir l’emploi des jeunes.
M. Ouédraogo a également insisté sur la nécessité d’une plus grande mobilisation des ressources internes et d’une appropriation nationale du processus de développement.
« Nous devons faire en sorte que le développement du Burkina Faso soit désormais pensé, financé, exécuté et évalué d’abord par les Burkinabè eux-mêmes », a-t-il affirmé.
Le gouvernement considère la réussite du « Plan RELANCE » comme un levier essentiel pour renforcer la souveraineté alimentaire, améliorer l’accès aux services sociaux de base et soutenir la transformation locale des ressources minières et agricoles au cours des cinq prochaines années.
HO/te/Sf/APA





