La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) réunira du 22 au 25 juin à Lilongwe, au Malawi, les responsables des agences anti-corruption de ses États membres afin de renforcer la coopération régionale contre la corruption et les flux financiers illicites.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a annoncé la tenue, du 22 au 24 juin 2026 à Lilongwe, au Malawi, de sa conférence annuelle des chefs d’agences anti-corruption, suivie le 25 juin de la réunion statutaire du Comité anti-corruption de la SADC (SACC).
Placée sous le thème « Renforcer la coopération régionale pour combattre la corruption et les flux financiers illicites : intégrité des marchés publics, récupération d’actifs, protection des lanceurs d’alerte et exploitation des technologies numériques », la rencontre rassemblera les représentants des agences nationales de lutte contre la corruption ainsi que plusieurs acteurs régionaux concernés.
Selon un communiqué de la SADC publié mardi, les participants examineront les principaux défis auxquels sont confrontés les États membres dans leurs efforts de prévention et de répression de la corruption. Les échanges porteront notamment sur le renforcement de la coopération régionale, l’amélioration de la transparence dans les marchés publics, l’efficacité des mécanismes de récupération des avoirs illicites, la protection des lanceurs d’alerte et l’utilisation des outils numériques pour promouvoir la redevabilité.
Ces assises s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action stratégique anti-corruption 2023-2027 de la SADC, qui vise à harmoniser les réponses régionales face à la corruption et aux flux financiers illicites.
La conférence devrait également dégager des orientations stratégiques destinées à guider les travaux du Comité anti-corruption de la SADC et à renforcer la collaboration entre les États membres, la corruption étant considérée comme un obstacle majeur à la bonne gouvernance, au développement économique, à l’intégration régionale et à la confiance des citoyens dans les institutions.
Regroupant 16 États membres, la SADC réaffirme à travers cette initiative son engagement en faveur de la transparence, de l’intégrité et de la bonne gouvernance, des principes qu’elle considère essentiels à la promotion du développement durable, de la paix et de la stabilité dans la région.
AC/Sf/APA






