Le Maroc est au centre des préparatifs pour la table ronde consacrée au financement des projets du Fonds bleu pour le bassin du Congo.
Le Maroc a participé dimanche à Nairobi aux travaux du Conseil des ministres de la Commission climat du bassin du Congo (CCBC), une réunion consacrée à la préparation de la table ronde des bailleurs de fonds prévue le 26 mai à Brazzaville autour du financement des projets du Fonds bleu pour le bassin du Congo.
La délégation marocaine était conduite par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, accompagnée notamment du directeur du climat et de la diversité biologique, Rachid Tahiri, ainsi que du directeur des questions globales au ministère des Affaires étrangères, Ismaïl Chekkori.
Le bassin du Congo représente le deuxième plus grand puits de carbone tropical au monde après l’Amazonie. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et la Banque mondiale, cette zone couvre près de 220 millions d’hectares de forêts et joue un rôle stratégique dans la régulation climatique mondiale ainsi que dans la préservation de la biodiversité africaine.
Les discussions de Nairobi ont porté sur la finalisation des projets prioritaires et sur la constitution d’un portefeuille de programmes structurants alignés sur les stratégies nationales des États membres. Les ministres ont également examiné les mécanismes de gouvernance du Fonds bleu, notamment la validation des textes juridiques et la désignation des représentants au sein des organes décisionnels.
Le Maroc occupe une position importante dans cette gouvernance en siégeant au comité exécutif, au conseil d’administration et à l’assemblée des financeurs du Fonds bleu.
La Commission climat du bassin du Congo avait été lancée lors de la COP22 organisée à Marrakech en 2016 sous l’impulsion du roi Mohammed VI.
La rencontre de dimanche marque ainsi le dixième anniversaire de la création de la Commission climat du bassin du Congo, ainsi que le premier anniversaire de la Déclaration de Marrakech sur le cadre ESG Mines, initiative portée avec plusieurs ministres africains des Mines afin de promouvoir une approche africaine du développement minier durable.
Les travaux de Nairobi interviennent après plusieurs réunions préparatoires organisées à Brazzaville, Belém et Nairobi depuis octobre 2025. Cette montée en puissance diplomatique vise à sécuriser des engagements financiers avant la table ronde de Brazzaville, dans un contexte où les États africains cherchent à renforcer leur accès aux financements climatiques internationaux.
Rabat met parallèlement en avant sa propre stratégie climatique territorialisée. Les autorités marocaines rappellent que le Royaume a relevé l’objectif d’atténuation de sa contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) à 53% à l’horizon 2035, à travers un portefeuille de 90 projets climatiques.
MK/AK/Sf/APA





