Le gouvernement burkinabè a exhorté la Banque africaine de développement (BAD) à renforcer son soutien aux investissements productifs et structurants, en particulier dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030, a indiqué jeudi le ministère de l’Économie et des Finances.
Le Burkina a sollicité le soutien accru de la BAD, par la voix du ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, lors d’une rencontre avec une délégation de l’institution financière conduite par Lamin Barrow.
Selon le ministère, cette mission s’inscrit dans le cadre de la finalisation du Document de stratégie pays intérimaire (DSP-i) 2022-2025, prorogé jusqu’en 2026, ainsi que des consultations préparatoires au futur cadre de coopération entre le Burkina Faso et l’institution financière.
L’évaluation conjointe vise à faire le point sur les projets financés ces cinq dernières années, à en tirer les enseignements et à définir les nouvelles priorités de partenariat.
Le ministre a salué la « nouvelle dynamique » impulsée par la direction de la BAD, tout en appelant à un recentrage des interventions sur les investissements productifs, conformément au pilier 4 du PND, intitulé « Plan Relance ».
Ce pilier met l’accent sur le développement des infrastructures et la transformation structurelle de l’économie, avec pour objectifs l’accélération de l’industrialisation, le renforcement de la production énergétique et l’amélioration de la compétitivité du secteur privé. Il prévoit également la modernisation des infrastructures de transport, de communication et de stockage.
Aboubakar Nacanabo a par ailleurs insisté sur la nécessité d’assouplir et d’accélérer les procédures de la Banque afin d’améliorer l’efficacité de l’exécution des projets.
Pour sa part, Lamin Barrow a indiqué que cette mission visait à recueillir les orientations des autorités burkinabè en vue de renforcer la coopération entre la BAD et le Burkina Faso.
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