La justice genevoise a condamné la fille aînée de l’ancien président tunisien à une peine de prison et à des amendes pour des faits survenus à l’été 2025.
La fille aînée de l’ex-président tunisien, Nesrine Ben Ali, a été condamnée le 18 mars 2026 par le Ministère public du canton de Genève, selon une ordonnance pénale révélée mi-avril par le journal suisse Le Courrier de Genève. Née en 1987 et présentée comme ressortissante seychelloise sans domicile connu, elle a été reconnue coupable de plusieurs infractions commises durant l’été 2025 dans une épicerie du quartier des Grottes, au centre de Genève.
Les faits remontent aux 30 juillet et 3 août 2025, lorsqu’une série d’incidents éclate dans ce commerce. Selon les éléments établis par l’enquête, la prévenue tente d’abord de s’emparer du téléphone portable de la gérante. Quelques jours plus tard, une altercation plus grave survient après un différend lié à une marchandise. La justice retient des actes de violence sur la propriétaire, qui subit des coups et présente des blessures légères, ainsi que des insultes répétées.
La situation s’aggrave avec l’intervention de clients présents sur place. L’un d’eux est également pris à partie et frappé, tandis que des dégradations sont constatées dans le magasin. Les autorités genevoises indiquent que les images de vidéosurveillance et les témoignages recueillis ont permis de confirmer les faits, malgré des contestations partielles de l’intéressée.
Au-delà de ces incidents, l’enquête a mis en évidence un séjour irrégulier en Suisse entre février et août 2025, sans documents valides ni ressources déclarées. Le dossier mentionne également une consommation régulière de stupéfiants, entraînant une condamnation complémentaire au titre de la législation fédérale. Nesrine Ben Ali avait déjà fait l’objet d’une précédente condamnation en 2023 pour des faits similaires liés à son séjour sur le territoire helvétique.
Au total, la justice genevoise a prononcé une peine de 60 jours de prison, assortie d’une amende de 30 francs suisses, ainsi qu’une sanction supplémentaire de 500 francs suisses pour infraction à la loi sur les stupéfiants. À ces montants s’ajoutent 560 francs de frais de procédure. Une peine privative de liberté de substitution de cinq jours est prévue en cas de non-paiement de l’amende.
MK/AK/Sf/APA






