Un tribunal éthiopien a condamné un individu à un an de prison pour avoir transporté plus de 50 kilogrammes de sacs plastiques interdits et pour avoir enfreint la loi récemment entrée en vigueur interdisant les sacs plastiques à usage unique.
Un transporteur suspect, condamné à un an de prison par le tribunal éthiopien avait été arrêté à Sandafa, dans l’État régional d’Oromia, à la suite d’un contrôle routier effectué à un point de contrôle du district de Kura Jida, où les autorités ont découvert 50,3 kilogrammes de sacs plastiques interdits dans son véhicule.
Les enquêteurs ont placé le suspect en détention et ont transmis les preuves matérielles ainsi que les témoignages au parquet, qui l’a inculpé en vertu de la législation éthiopienne sur la gestion des déchets solides, laquelle interdit la production, l’importation, la distribution et l’utilisation de sacs plastiques à usage unique.
Après avoir examiné les éléments de preuve présentés par l’accusation et la défense, le tribunal a déclaré l’accusé coupable et l’a condamné à une peine d’emprisonnement ainsi qu’à une amende de 50 000 birrs éthiopiens. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de renforcement de l’application de l’interdiction nationale des sacs plastiques en Éthiopie, introduite par la proclamation relative à la gestion et à l’élimination des déchets solides, après une période de transition d’un an accordée aux entreprises et aux consommateurs.
Les autorités ont pleinement appliqué la réglementation au début de 2026, bien que des sacs plastiques continuent de circuler, notamment en dehors des grandes agglomérations, où le respect de la loi et les contrôles restent inégaux.
En vertu de cette réglementation, les personnes surprises en train d’utiliser ou de posséder des sacs plastiques interdits s’exposent à des amendes allant généralement de 2 000 à 5 000 birrs. Les entreprises impliquées dans la production, l’importation ou la distribution de ces sacs encourent des sanctions beaucoup plus lourdes et, dans les cas les plus graves, des peines d’emprisonnement.
Les autorités justifient cette politique par les préoccupations croissantes liées à l’accumulation des déchets plastiques, notamment l’obstruction des systèmes de drainage dans les zones urbaines, la contamination des sols et de l’eau, ainsi que la longue durée de décomposition des plastiques, qui peut s’étendre sur plusieurs décennies.
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