À l’occasion du mois de mars consacré à la célébration des femmes, le parcours de Salama Miruho Jasmine, entraîneure d’une équipe masculine à Goma, est mis en avant.
Salama Miruho Jasmine apparaît comme une figure singulière du football en République démocratique du Congo (RDC). À la tête du DC Espoir, elle évolue dans un contexte marqué par l’arrêt des activités sportives en raison de l’insécurité dans la ville de Goma.
Ancienne joueuse du Simba de Goma, elle a débuté sa carrière sur les terrains avant de s’orienter vers le coaching. « J’étais joueuse », a-t-elle confié à CAF Online, évoquant ses débuts dans le football local.
Sa reconversion passe par plusieurs formations, notamment au Kenya, où elle se familiarise avec des principes inspirés du football total. Elle obtient ensuite une licence B CAF, consolidant son parcours d’entraîneure. « J’ai étudié, j’ai fait beaucoup de formations », a précisé la coach.
Elle fait ses premières expériences à l’École de football de Nyiragongo, encadrant de jeunes joueurs, avant de rejoindre le Daring Club Virunga comme adjointe. Son évolution la conduit finalement à diriger une équipe masculine, une situation encore rare dans le football congolais.
Sur le terrain, son autorité repose sur le travail et la discipline. « Quand je donne mes instructions, les joueurs écoutent », a-t-elle indiqué à CAF Online, insistant sur la relation de confiance avec son groupe.
Au-delà du sport, son parcours s’inscrit dans un environnement marqué par des contraintes sécuritaires qui ont interrompu les entraînements du DC Espoir. Malgré cela, son engagement reste constant. Elle évoque également l’influence de sa mère dans son parcours. « Ma mère disait qu’une femme doit être courageuse », a-t-elle confié , rappelant les valeurs transmises dans son éducation.
Mère de famille, elle combine responsabilités personnelles et professionnelles au quotidien, une réalité qu’elle souligne comme faisant partie intégrante de son parcours. Son expérience suscite l’intérêt de jeunes filles qui s’identifient à son parcours. « Les femmes aussi peuvent entraîner », a-t-elle affirmé à CAF Online.
SS/ac/Sf/APA







