L’industrie pétrolière et gazière du Mozambique a annoncé qu’elle ne participerait pas au Sommet Africa Energies, prévu à Londres en mai, dénonçant des pratiques discriminatoires à l’encontre des professionnels noirs et des inquiétudes sur le potentiel local.
Dans un communiqué, la Chambre africaine de l’énergie du Mozambique a critiqué les organisateurs du Sommet Africa Energies, Gayle Meikle et Daniel Davidson, pour leur refus de publier des données sur la diversité du personnel et de mettre fin à la politique de non-recrutement des professionnels noirs.
« En 2026, ce comportement est inacceptable pour quiconque se réclame du secteur énergétique africain », a déclaré Florival Mucave, président de la chambre, après la décision de non-participation au sommet prévu à Londres en mai.
Le retrait survient alors que le Mozambique consolide sa position sur le marché mondial du gaz, avec la reprise des projets Mozambique LNG de TotalEnergies et Rovuma LNG d’ExxonMobil après la levée de la force majeure en 2025. Le projet FLNG Coral Norte d’Eni, d’une capacité de 3,4 mtpa, est prévu pour 2028.
Pour M. Mucave, promouvoir un secteur énergétique inclusif et valorisant les professionnels africains est essentiel pour le succès du Mozambique et la crédibilité du discours énergétique continental.
« L’industrie doit refléter l’innovation, la collaboration et l’inclusion, sans exclure nos jeunes talents en raison de leur couleur de peau », a-t-il insisté.
TE/Sf/APA







