Le Conseil de la nation d’Algérie, a adopté jeudi 22 janvier 2026 la loi criminalisant la colonisation française, mais en formulant des réserves sur les clauses concernant les excuses et les réparations réclamées, jugées incompatibles avec la ligne du président Abdelmajid Tebboune.
Le Sénat algérien ne peut pas amender un texte adopté à la chambre basse, mais une commission paritaire doit se réunir pour proposer un nouveau texte et aplanir les « divergences », selon des médias.
Le texte a été adopté par le Conseil de la nation (chambre haute) avec des réserves sur 13 articles qui doivent être réécrits, ont indiqué plusieurs responsables officiels, cités par les médias.
Des réserves ont été émises concernant notamment « les réparations et les excuses », a indiqué le rapporteur de la Commission de défense nationale, Fayçal Bousdraia, dans une vidéo postée sur le site du Sénat. Ces clauses ne sont « pas conformes à l’orientation nationale » fixée par le président Abdelmadjid Tebboune, demandant surtout « une reconnaissance explicite des crimes coloniaux », ajoute-t-il.
Cette loi qui a été adoptée par l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse du Parlement) le 24 décembre réclame à la France des « excuses officielles » et des réparations. Le texte liste les « crimes de la colonisation française », jugés imprescriptibles: « essais nucléaires », « exécutions extrajudiciaires », « pratique de la torture physique et psychologique » à large échelle et « pillage systématique des richesses ».
Après l’adoption de la loi à la chambre basse, le ministère français des Affaires étrangères avait alors dénoncé « une initiative manifestement hostile, à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels ».
AK/Sf/APA






