Pour la sécurisation de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, qui se déroule dans un contexte d’invalidation de la candidature de leaders de l’opposition, plusieurs forces de défense et de sécurité ont été déployées dans les zones susceptibles de connaître des émeutes.
A Yamoussoukro, la capitale politique, où il y a eu des heurts, il y a quelques jours, le préfet de région M. Coulibaly Gando, a instauré ce vendredi 24 octobre 2025, un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire du département, en raison des circonstances locales.
Selon le communiqué de la préfecture de région de Yamoussoukro, le couvre-feu s’étend du vendredi 24 au samedi 25 octobre 2025, de 22 heures à 6 heures du matin. L’objectif étant de préserver l’ordre public et de permettre le bon déroulement du scrutin présidentiel.
Ne sont pas concernés par le couvre-feu les membres de la Commission électorale indépendante (CEI), les autorités préfectorales, les candidats ou leurs représentants dûment mandatés, les agents électoraux, les observateurs nationaux et internationaux, ainsi que les journalistes accrédités par la CEI, précise la note.
En outre, les chauffeurs et les apprentis des véhicules de transport du personnel et du matériel de l’opération électorale, le personnel de santé assurant la garde, les agents de permanence des sociétés de distribution d’eau et d’électricité sont également exemptés de cette mesure.
Ce couvre-feu intervient à la veille de l’élection présidentielle dans un contexte de tension politique et d’invalidation des candidatures des principaux leaders de l’opposition, notamment l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo du PPA-CI, Tidjane Thiam du PDCI et Affi N’Guessan du FPI.
L’Etat de Côte d’Ivoire a déployé sur toute l’étendue du territoire national 44 000 forces de défense et de sécurité dans le cadre de la sécurisation de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Cinq candidats sont en lice, dont Alassane Ouattara et l’ex-Première dame Simone Ehivet.
AP/Sf/APA






