Face à l’ampleur de l’épidémie de choléra qui sévit en Angola, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a misé sur le pouvoir du numérique pour sensibiliser la population. En s’appuyant sur des figures populaires des réseaux sociaux, l’agence onusienne a mené une campagne d’influence à fort impact.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé une campagne numérique en réponse à l’épidémie de choléra en Angola, en faisant appel à des influenceurs locaux sur les réseaux sociaux pour diffuser des messages de santé vitaux.
La campagne, intitulée « Ensemble contre le choléra », s’est déroulée du 15 mai au 22 juillet et a mis en vedette six personnalités angolaises sur Facebook, Instagram et TikTok.
Les influenceuses Aurea de Carvalho, Carla Morais, Xofela, Leocádia Tamara, Maria Correia et la présentatrice télé Stela de Carvalho ont partagé des vidéos promouvant les pratiques d’hygiène, d’assainissement et de santé publique visant contrer la propagation du choléra.
D’après les analyses des pages de l’OMS sur les réseaux sociaux, l’impact a été considérable : les vidéos ont dépassé les 600 000 vues, avec une moyenne de 3 353 mentions « J’aime », 100 partages et 70 commentaires par publication, totalisant plus de 20 000 interactions.
João Carlos Domingos, assistant communication de l’OMS, a déclaré que cette initiative s’inscrivait dans une stratégie plus large visant à lutter contre la désinformation et à atteindre les jeunes en ligne, là où ils sont les plus actifs.
« Le numérique est devenu le principal canal d’information pour de nombreux jeunes, mais c’est aussi là que circulent de nombreuses fausses informations. Nous devons alimenter cet espace avec des contenus qui sauvent des vies », dit-il.
Cette campagne intervient dans un contexte de crise sanitaire qui s’aggrave en Angola. Depuis janvier 2025, le choléra a infecté 27 609 personnes et fait 769 morts dans 18 provinces, selon les données officielles.
Fort du succès de la campagne, l’OMS Angola prévoit d’étendre sa stratégie d’influence numérique à d’autres priorités de santé publique, notamment le paludisme, la tuberculose, la rougeole et l’hépatite.
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